Et Ellie vécut heureuse – Harriet Evans

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Titre: Et Ellie vécut heureuse
Auteur: Harriet Evans
Date : 2013
Pages : 484 pages
Note : 7.5/10
Résumé : A vingt-deux ans, Eleanor Bee s’est fixé trois buts : s’installer à Londres pour faire carrière dans l’édition, avoir les moyens de s’offrir un café et un croissant chaque matin, et surtout, ne jamais tomber amoureuse – depuis le divorce de ses parents, Ellie ne croit plus au prince charmant.

Quand enfin elle arrive dans la capitale, rien ne se passe comme prévu. Elle accumule les gaffes, sa carrière ne décolle pas assez à son goût et, ô malheur, elle a un coup de foudre. C’est alors qu’une échappatoire miraculeuse apparaît : Ellie se voit offrir un poste à New York. Mais elle a beau fuir, le passé a toujours une étrange manière de vous rattraper…

Un portrait tendre et juste des jeunes femmes actives d’aujourd’hui qui, à force de tout planifier, pensent pouvoir contrôler leur vie sans que le hasard s’en mêle !

Critique : J’ai lu ce livre tout d’un bout, couchée dans mon lit, un jour où je ne voulais pas aller à l’école, honte à moi. De tous les livres en attente de lecture de mon étagère, c’est lui que j’ai choisi parce que c’est un livre de filles. Tout simplement.
Mais c’est un bon livre de filles. L’héroïne a du bon sens, elle a des problèmes, mais ils ne sautent pas dans le visage. Ellie n’est pas une épave désespérée qui se fait reprendre en main par sa meilleure amie autour d’un cocktail. Elle a une histoire, elle ne vit pas seulement pour rencontrer l’amour et elle fait du travail sur elle-même. C’est le genre de livre de filles que j’apprécie, lorsqu’il est réaliste et qu’il enseigne quelque chose à travers l’apprentissage et l’épanouissement de l’héroïne.
Et étant donné qu’Ellie travaille dans l’édition, le livre est truffé de référence à des grands romans comme Jane Eyre et Orgueil et Préjugés et en plus, il se passe en grande majorité à Londres (yess).
Outre l’histoire d’amour (qui ne prend pas tant de place que ça et qui est quand même pas trop évidente), ce livre soulève plusieurs enjeux: la famille, l’alcoolisme, la recherche de soi et la carrière. Parce que la famille et la carrière sont deux sujets très importants autour desquels l’histoire gravite. On comprends que si tu ne règles pas tes histoires de famille, tu les traînes toute ta vie.
Ce livre se passe sur plusieurs années. Ça rend la chose beaucoup plus réelle. La jeune femme ne passe pas de rien à femme accomplie en 2 mois, trouvant l’homme de sa vie et réglant tous ses problèmes en même temps. Ça prends du temps.
Le sentiment que j’ai ressenti en fermant le livre est que tout allait bien aller. Ellie déménage New-York/Londres régulièrement, change de travail, fait ce que son coeur lui dit de faire et il n’y a pas de problème. Tout est possible, il suffit juste d’écouter son coeur.
<< Parfois, les choses de la vie n’arrivent pas dans le bon ordre. Ou toutes en même temps. On s’énerve mais c’est comme ça . >>
Avez-vous lu des livres dans ce genre récemment ?
Josianee .
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Jane Eyre – Charlotte Brontë

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Titre: Jane Eyre
Auteur: Charlotte Brontë
Date: 1847
Note:  7/10
Résumé: Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecoeur par une tante qui la traite durement et dont les enfants rudoient leur cousine. Placée dans un orphelinat, elle y reste jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Elle devient alors institutrice dans une famille et tombe passionnément amoureuse du père de ses élèves. Un amour partagé, auquel elle résistera d’abord, découvrant avec horreur l’existence de la première femme de Rochester, enfermée pour folie par son mari

Critique:

Je suis une fan d’Harry Potter .

Quel est le lien? Je suis tombée sur une liste des femmes les plus fortes de la littérature, Hermione Granger en deuxième place! Lorsque j’ai vu que Jane Eyre occupait la première place, j’ai voulu savoir qui elle était.

Au début, je m’attendais à une héroïne avec un tempérament à la Élizabeth Bennet. Une femme fougueuse, ouverte et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. En commençant ma lecture, j’ai été déçue. Jane est une femme docile, douce, calme et bonne. Elle fait ce qui doit être fait. Je l’ai trouvé naïve aussi, dans sa manière d’être, mais très intelligente et avec un sens du devoir et un sens moral étonnant. Elle me semblait être le genre de filles à croire aux princes charmants.

Mais j’ai vite réalisé mon erreur. Jane fait une chose qui lui donne toute mon admiration et qui m’a fait changer d’idée sur elle: Jane quitte l’homme qu’elle aime et qui l’aime en retour. Pourquoi? Parce que la seule chose qu’il est capable de lui offrir est une vie de maîtresse, une vie de déshonneur. Elle sait qu’il est probablement l’homme qui l’aimera le plus dans toute sa vie, mais il n’est pas disponible. Lorsque Jane décide de partir malgré tout, parce qu’elle suit ses valeurs, j’ai été subjuguée. Combien de fois est-ce que l’amour a remporté des batailles contre l’estime de soi, sur nos valeurs profondes et sur le respect? Beaucoup trop souvent. Je me suis rendue compte de tout le courage et la force intérieure que Jane a. Elle mérite entièrement sa première place du palmarès des femmes inspirantes.

J’ai été un peu déçue du style d’écriture par contre. Il y a des longueurs et des bouts où j’ai décroché et où j’ai souhaité passer quelques pages. Et je n’ai pas aimé la fin. Bon… Je n’aimais pas l’homme principal, cela n’a certainement pas aidé… Et je crois que Jane est trop gentille et bonne pour mon tempérament.

Même si le livre s’étire, l’histoire est belle et pleine de sentiments. Jane est forte, brillante et elle donne une image positive de la femme. Elle est indépendante et n’hésite pas à suivre son coeur.
C’est un classique de la littérature que je suis très contente d’avoir lu!

Je puis vivre seule, si le respect de moi-même et les circonstances m’y obligent ; je ne veux pas vendre mon âme pour acheter le bonheur .

Vos commentaires sur ce livre ? 🙂

Josianee .

Cher trou de cul – Annie Quintin

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Titre : Cher trou de cul
Auteur : Annie Quintin
Date : 2013
Pages : 357 pages
Note : 7.3/10
Résumé : « Je me réveille, je te vois. Je m’endors, je te vois. Je respire, je te vois. Je vois juste toi, OK? Je vois juste… toi, Clara. »

Pour dire ce genre de choses à une fille, puis changer d’idée après 72 jours – le temps de la gestation du cochon d’Inde – et finalement rompre par internet, il faut être un vrai salaud.

À moins que la fille soit elle-même trop compliquée?
Comment Clara peut-elle oublier Damien, son regard tendre et ses cheveux fous? Sûrement pas en lui écrivant des courriels qui commencent par « Cher trou de cul »…

Critique :

Ce livre m’a été donné par un ami qui travaille dans une librairie (le chanceux). J’étais très contente de recevoir ce livre de filles , je ne vous le cacherai pas. J’étais en manque de guimauves en cette semaine de pré St-Valentin.

Premièrement, j’ai été agréablement surprise en me rendant compte que le garçon n’était pas un salaud et que la fille était relativement normale. Je m’attendais, en lisant le résumé, au classique salaud ou au garçon pas capable de s’engager. Vous savez, le genre de gars dans ces livres qui trompent l’héroïne ou qui lui mets l’estime d’elle-même à zéro. Et bien NON ! Le garçon a même beaucoup d’allure. La chronologie un peu bousculée m’a beaucoup plu aussi. L’histoire se déroule un peu sans dessus dessous à l’aide d’un « Jour x » en début de narration. De cette façon, nous comprenons les choses à mesure que l’auteur veut bien que nous les comprenions.
Par contre, je m’attendais à voir plus de lettres adressées à son ex. L’emphase n’est pas mise là-dessus, comme le titre le suggère. Cela n’enlève rien à l’histoire, mais c’est une constatation que j’ai eu durant ma lecture.

Je me suis beaucoup attachée au personnage principale de Clara. Je m’y suis assez identifié et je lisais le livre en lui disant : »allez, dis-moi ce qui cloche chez moi! ». Elle se prend en mains et je trouve ça très inspirant, surtout qu’elle n’est pas désespéré et vraiment au fond. Les problèmes de Clara sont plus normaux, plus cachés que ceux de certaines héroïnes de roman de filles.

Bref : Les personnages sont attachants, l’histoire n’est pas abracadabrante et le style d’écriture est léger et très bien. Ce n’est pas Jane Austen , mais ça , vous le saviez déjà. C’est un roman de filles, c’est donc du déjà vu. Mais j’ai passé de très beaux moments à sourire toute seule et à manquer rire dans l’autobus . C’est un roman Feel-good que je vous conseil 🙂

Josianee .

Mansfield Park – Jane Austen

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Titre: Mansfield Park
Auteur: Jane Austen
Date: 1814
Pages: 680
Note: 7,3/10
Résumé: Angleterre. Portsmouth, la jeune Fanny Price, 10 ans, quitte ses parents et ses nombreux frères et soeurs car elle est prise en charge par son oncle Sir Thomas Bertram, époux fortuné de sa tante Maria. A Mansfield Park, sa nouvelle résidence, Fanny va désormais apprendre à vivre loin des siens, se familiariser avec sa nouvelle parenté : son oncle si impressionnant, sa tante Maria, si insouciante, son autre tante Norris, si méchante, et ses cousins et cousines : Tom (17 ans), Edmond (16 ans), Maria (13 ans) et Julia (12 ans). L’intégration dans ce petit monde fortuné n’a d’autre but que de l’instruire, et de lui permettre une autre vie car sa propre famille a du mal à joindre les deux bouts.
Les années passent, au cours desquelles Fanny trouve en Edmond plus qu’un frère : un confident irremplaçable.

Critique: Quatrième lecture pour moi de Jane Austen et Mansfield Park est celui qui m’a le plus déçu. Je m’attendais à ce qu’il soit excellent puisque beaucoup de gens chantent ses louanges, mais non.

Premièrement, Fanny est un héroïne à laquelle il est difficile de s’attacher. Elle est très passive et ne fait pas beaucoup d’autres choses que d’observer les gens. Il est vrai que son histoire nous amène à vouloir la protéger, qu’elle soit heureuse, mais je ne m’y suis pas accrochée comme aux autres personnages de Jane Austen. Par contre, plusieurs de ses réactions intérieures me surprenaient beaucoup et m’enchantaient, puisqu’elles étaient plus près de mon époque que tout ce que j’ai pu lire de l’auteur.

Ensuite , l’histoire est lonnnnnngue. D’habitude, Jane Austen réussit à merveille à rendre intéressant les plus petits moments de la vie quotidienne. Par contre, dans Mansfield Park, il y a des longueurs. Je me suis même demandé à un moment donné si j’allais vraiment le terminer. Mais je voulais beaucoup trop savoir comme ça se terminait pour arrêter ma lecture!

L’histoire d’amour ne prend pas beaucoup de place. En fait, le sort de Fanny se règle dans les 3 dernières pages, dans une sorte d’épilogue ou on apprend le sort de tous les personnages. La fin est inespérée et, même si c’était la fin que je souhaitais, je l’ai trouvé un peu précipitée.

Pourtant, le style d’écriture est aussi beau, aussi riche et aussi complet que dans les autres romans et c’est ce qui m’a accroché. Je voulais aussi savoir ce qui allait arriver à tous ces personnages plus ou moins sympathiques et vertueux. Les 200 dernières pages ont été un délice même si l’intrigue tire en longueur. La relation plus ou moins saine entre Mlle Crawford et Edmund dure très longtemps, toujours avec les mêmes contraintes et les mêmes interrogations, jusqu’à ce que ça se règle dans les dernières pages.

En bref, le style d’écriture était au rendez-vous et il y avait plusieurs passages très bien, ainsi que la fin. Mais j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs et peut-être aussi que l’accent n’était pas mis sur ce que je croyais important.

<< Il se sentit blessé, il ne pouvait supporter d’être rejeté par la femme dont il commandait les sourires ; il se devait de subjuguer un aussi fier ressentiment . >>

<< Nul n’oserait s’avancer à dépeindre les sentiments d’une jeune femme qui reçoit l’assurance d’un amour qu’elle avait presque perdu l’espoir d’inspirer . >>

Josianee .

Persuasion – Jane Austen

Persuasion

Titre : Persuasion
Auteur : Jane Austen
Année : 1818
Pages : 295
Note : 8,3/10
Résumé : Depuis quand une jeune fille a-t-elle besoin qu’on lui dicte sa conduite? Si elle s’est laissé persuader trop jeune de rompre ses fiançailles, Anne Eliott n’est plus dupe. Et lorsque son ancien amant réapparaît, auréolé de gloire, l’hueure n’est pas à l’indécision. Pour Anne, il est temps de faire fi des convenances et de la vanité de son entourage!

Critique : Oui, des mois maintenant sans aucune publication, nous sommes inexcusables… Bon. Le fait est que je suis entrée dans une librairie pour acheter des cadeaux de Noël et j’en suis ressortie avec 4 livres pour moi, en plus des achats pour ma famille. Vous savez maintenant pourquoi j’évite les magasins de livres… Je me suis donc remise à la lecture, petit plaisir que j’avais écarté doucement pendant ma session de Cégep (honte à moi).

Je sais ce que vous vous dites: Un autre livre de Jane Austen! Je sais, je disais que je ne me sentais pas à la hauteur de faire une critique sur un livre qui avait traversé les siècles. Bon. Disons que j’ai changé d’idée. Pas que je me sens à la hauteur de cette critique, plutôt qu’étant donné que c’est le troisième livre de l’auteur que je lis, je crois que je vais débuté par une comparaison des oeuvres.

Persuasion… Je l’ai moins aimé que Orgueil et Préjugés et que Raison et Sentiments, mais il reste un un genre de livre que je ne me lasserai pas de lire. Jane Austen sait manier la dérision, l’ironie, les personnages forts et les sentiments avec une adresse peut égalée. Il est vrai que ses livres se ressemble et que certains trouvent des longueurs dans ses textes. J’ai éprouvé moi aussi ce sentiment lors de ma lecture à un moment donné. Ce livre était plus prévisible que les autres. Anne devra choisir entre deux prétendants et on croise les doigts pour qu’elle choisisse le beau capitaine Wentworth. Anne est très sage et est consciente de la réalité de la vie. Elle est généreuse et semble être capable de faire face à toutes les situations. Elle est humble, intelligente, vive d’esprit, même si elle est peut-être trop timide. Même si je l’ai bien aimé, je ne me suis pas aussi accrochée à son personnage qu’à celui de Lizzie ou d’Elinor. Bon, je suis peut-être un peu jalouse de la voir aussi parfaite, je l’avoue. Son âge (27 ans) aussi m’a surpris au début du roman, mais je l’ai un peu oublié par la suite.

J’ai beaucoup aimé le jeu de chat et de souris que contient le roman. Au début, on se demande vraiment comment le livre va se terminer et j’avoue que j’ai trouvé quelques rebondissements un peu tirés par les cheveux. Disons que le destin a bien fait son oeuvre ici. J’ai adoré les moments où Anne observe et cherche dans le visage du Capitaine des signes qui pourraient lui dire s’il l’aime bien ou non. Elle ressemble bien à une adolescente qui rougit lorsqu’elle est en compagnie du garçon qui fait battre son coeur ou bien qui capote un peu parce qu’il lui a envoyé un sourire. J’ai aimé détester Louise, même si ce n’est pas vraiment de sa faute, et j’ai été pleine de compassion pour la souffrance d’Anne.

Les personnages secondaires aussi m’ont beaucoup plus, que ce soit par leur caractère un peu détestable ou par leur amitié pour Anne, ou encore parce qu’ils sont tellement heureux en amour.

Malgré tout, Persuasion reste un roman merveilleusement bien écrit avec peut-être un peu plus de propros durs contre les personnages autour d’Anne, ce qui fait sourire. La façon dont cet auteur est capable de nous transporter dans le monde du début du 19e siècle est renversant. En fermant ce livre, je me suis tournée vers ma colocataire et je lui ai dis: Ça prouve que des idiotes, il y en a toujours eux, des opportunistes aussi et que des salauds, ça existe depuis la nuit des temps. Mais bon, la personne qui a le plus de bon sens et de bonnes valeurs finie avec le beau gars à la fin. » Comme quoi, plus ça change et plus c’est pareil!

… Petite mention à la plus belle lettre d’amour lue depuis longtemps …

<< Elle l’avait abandonné pour obliger autrui. Cela avait été l’effet d’un excès de persuasion. C’était un signe de faiblesse et de timidité. >>

<< Trouble, souffrance, plaisir, ses sentiments la faisaient passer du délice au tourment . >>

Josianee .

Raison et sentiments – Jane Austen

Titre: Raison et Sentiments
Auteur: Jane Austen
Date: 1811 (beaucoup de nouvelles éditions existent)
Note: 8.4/10

Résumé:

Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgoisie locale étriquée et à l’hypocrisie feutrée.

L’aînée, Elinor a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s’éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de coeur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, incapable de masquer ses sentiments. Jusqu’au jour où Willoughby disparaît…

Critique:

Bonjour!

J’ai beaucoup hésité avant de faire une critique de ce livre, pour plusieurs raisons. Premièrement, je ne me sentais pas vraiment à la hauteur pour critiquer un livre qui continue d’être publié depuis 1811. Ensuite, j’ai adoré ce livre sans pouvoir vraiment mettre de mots sur les raisons. Ma co-webmiss, Karole-Anne, m’a finalement convaincu de me lancer, vous me direz ce que vous en pensez!

Bon. Premièrement, j’ai adoré ce livre. J’aurais dû naître dans ces années, je n’arrête pas de le dire! Je me suis retrouvée dans les personnages, malgré le décalage des années. Parfois quelques peu stéréotypées, Marianne et Élinor m’ont fait sourire parce que je me suis retrouvée dans les faiblesses de l’une et dans les forces de l’autre. J’adore aussi beaucoup le style d’écriture, un style relativement facile à lire et qui démontre beaucoup d’humour dans les propos.

J’ai été agréablement (je crois) surprise en me rendant compte que ce que ces jeunes personnes vivaient en 1811 étaient encore d’actualité aujourd’hui. Les premiers amours, les premières peines, la passion, les sentiments, le romantisme… La seule chose qui change est bien entendu la façon dont les jeunes filles sont courtisées… J’aurais dû naître dans ces années, je le répète.

Les dialogues m’ont fait rêvés. Je me suis même mises à écrire des lettres au lieu d’écrire sur Facebook, juste pour vous dire! Jane Austen a su mettre beaucoup d’humour et de caractère dans les dialogues et dans les personnages.

Je ne sais pas vraiment quoi dire sur l’histoire. Je me suis rendu compte, à la fin, que même si j’avais été captivée depuis le début, il ne se passait pas beaucoup de péripéties, et je crois que ce fait prouve le grand talent de Jane Austen. Écrire un roman sur la vie de deux jeunes filles adolescentes sans tomber dans la guimauve ou bien la redondance, c’est un exploit! Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et, je dois l’avouer, j’ai adoré la fin (oui, je suis adepte des belles fins, c’est dans mon caractère romanesque).

Je vous conseil ce roman et j’espère que ma critique est à sa hauteur!

« Je me suis souvent surprise moi-même à faire ce genre d’erreur, dit Elinor, à me méprendre sur quelque aspect d’un caractère; on s’imagine que les gens sont plus gais ou plus graves, plus ingénieux, plus stupides qu’ils ne le sont en réalité, et il est difficile de dire comment et en quoi l’erreur a pris naissance. Parfois, on se fonde sur ce qu’ils disent eux-même et, plus fréquemment, sur ce qu’en disent les autres, sans se donner à soi-même le loisir de réfléchir et de juger. »

 

Josianee .

La valse lente des tortues – Katherine Pancol

Titre : La valse lente des tortues
Auteur: Katherine Pancol
Date: 2008
Pages: 747

Note: 9/10

Résumé 

Qu’un crocodile aux yeux jaunes ait ou non dévoré son mari Antoine, disparu au Kenya, Joséphine s’en moque désormais. Elle a quitté Courbevoie pour un immeuble huppé de Passy, grâce à l’argent de son best seller, celui que sa soeur Iris avait tenté de s’attribuer, payant cruellement son imposture dans une clinique pour dépressifs. Libre, toujours timide et insatisfaite, attentive cependant à la comédie cocasse, étrange et parfois hostile que lui offrent ses nouveaux voisins, Joséphine semble à la recherche de ce grand amour qui ne vient pas. Elle veille sur sa fille Zoé, adolescente attachante et tourmentée et observe les succès de son ambitieuse aînée Hortense, qui se lance à Londres dans une carrière de styliste à la mode.

Joséphine ignore tout de la violence du monde, jusqu’au jour où une série de meurtres vient détruire la sérénité bourgeoise de son quartier. Elle-même, prise pour une autre sans doute, échappe de peu à une agression. La présence de Philippe, son beau-frère, qui l’aime et la désire, peut lui faire oublier ces horreurs. Impossible d’oublier ce baiser, le soir du réveillon de Noël, qui l’a chavirée.

Autour de l’irrésistible et discrète Joséphine, gravite une fois encore tout un monde de séducteurs, de salauds, de tricheurs et autant d’êtres bons et généreux. Comme dans la vie.

Quatrième de couverture 

Ce livre est une bourrasque de vie…
Un baiser brûlant du seul qu’on ne doit pas embrasser.
Deux bras qui enlacent ou qui tuent.
Un homme inquiétant, mais si charmant.
Une femme qui tremble et espère ardemment.
Un homme qui ment si savamment.
Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour.
Des adolescents plus avertis que les grands…
Un homme qui joue les revenants.
Un père, là-haut dans les étoiles, qui murmure à l’oreille de sa fille…
Un chien si laid qu’on s’écarte sur son passage.
Des personnages qui avancent obstinément, comme de petites tortues entêtées qui apprendraient à danser lentement, lentement, dans un monde trop rapide, trop violent…

Critique 

Le quatrième de couverture mystérieux a su déceler mon attention dès les premiers mots. C’est donc la tête vide (ou presque) que j’ai commencé ce livre. Je n’avais pas d’attente, car j’ignorais tout de l’histoire et tout de l’auteur (presque).

Dès les premiers chapitres (non numéroté et sans titre), l’histoire m’a fascinée. Il y a tant de personnages, tant de petits univers qui se croisent, qui s’enlacent, qui se chevauchent et qui se séparent. Le monde de Joséphine est un monde où tous possède une capitale importance. Chaque détail vaut le détour dans ce roman. Il faut toutefois être très attentif lors de la lecture, ce n’est pas un de ces livres qu’on peut lire la tête en l’air en passant la moitié des pages (de toute façon vous n’aurez pas envie de passer de pages!). Il faut être concentré et plongé dans l’univers que nous propose Pancol, car il est très facile de s’y perdre! Le nombre de personnages « importants » doit s’élever à plus de vingt! Vingt personnages dont on connait la vie, leur attitude, leur point de vue et autres.

Une des forces de ce roman est d’ailleurs la multiplicité des points de vue. On a donc accès à plusieurs visions différentes, on en connait toujours plus que le personnage principal et cela rend la lecture très addictive.

C’est un détail, un chichi de princesse, mais j’ai adoré retrouver des citations de mes auteurs préférés comme Romain Gary. Ce livre fait l’étayage des connaissances littéraires et de toutes sortes de Katherine Pancol. Il nous apprend plusieurs choses sans vraiment être le but de l’oeuvre. J’ai bien aimé cela.

Puisque nous en sommes au style et à la construction du récit… L’écriture de Katherine Pancol m’a bouleversée. Elle sait décrire les événements dramatiques avec une légèreté impressionnante. Par légèreté, je veux dire  qu’elle utilise des mots, des comparaisons simplistes qui viennent rejoindre profondément le lecteur. Elle utilise le quotidien banal pour décrire un réel imaginaire extraordinaire!

Le réel que présente l’auteure est parsemé de plusieurs éléments fantastiques qui allimentent le récit et lui donne un ton particulier. Je comparerais ceci avec les contes de Fred Pellerin (peut-être un peu moins fantastique, par contre) ou à La Fiancée Américaine d’Éric Dupont! Ce genre de  « récit fantastique réel » est tout simplement superbe lorsqu’il est bien réalisé. C’est le cas ici!

De plus, Katherine Pancol construit chaque chapitre en suivant un ligne directrice particulière. Elle s’intéresse au détail de la vie. Au-delà de l’histoire, il y a un monde complet qui grouille et frétille et elle n’en fait pas omission! L’exemple parfait qui me vient en tête pour expliquer ceci est: un chapitre où Gary et Hortense ont une discussion importante sur le futur et Hortense regarde un piéton qui vient d’échapper son beignet par terre et elle le juge. La discussion est entrecoupée de passage descriptif de l’extérieur de la scène principal. Ce qui donne au lecteur une vue globale.

Cet aspect du roman m’a fait comprendre que la vie c’est exactement ça. On essaie de prendre un obstacle à la fois, d’être ordonné, mais au fond, la vie n’est que dé-concentration. Il y a toujours un million de choses qui se déroulent en permanence et nous nous prêtons à ce jeu. Nous suivons la valse emporté par le rythme effréné de la vie.

En conclusion, La valse lente des tortues s’adresse à un large public. Le roman regroupe plusieurs style: le policier, le dramatique, la comédie, le récit de voyage, la romance et j’irais même jusqu’à dire le fantastique. Je le conseil à tous. Quoique peut-être un peu trop volumineux pour les lecteurs débutants… Or, un nombre de page ne devrait jamais être un obstacle, car ce n’est pas la quantité qui repousse un lecteur, mais bien le contenu. Et ce contenu est tout simplement superbe. (oui. je suis en amour avec cette nouvelle découverte!)

« Quand on a des fleurs à offrir, on ne les donne pas la tête en bas, les tiges en l’air, sinon l’autre ne voit que les épines et se pique. Moi, je fais ça avec les sentiments, je les offre à l’envers.»

« La société, aujourd’hui, ne croit plus à l’âme. Elle ne croit plus en Dieu. Elle ne croit plus en l’Homme. Elle a aboli les majuscules, met des minuscules sur tout, engendre le désespoir et l’amertume chez les faibles, l’envie de déserter chez les autres. Impuissants et inquiets, les sages s’écartent, laissant le champ libre aux fous avides. »

« Mais le douleur, elle, ne s’émousse pas. C’est étrange d’ailleurs : l’amour s’use, mais la douleur reste vivace. Elle change de masque, mais demeure. On ne finit jamais de souffrir alors qu’on finit, un jour, d’aimer. La vie est mal faite ! »
Karo.

La dernière chanson – Nicholas Sparks

Titre: La dernière chanson
Auteur: Nicholas Sparks
Date: 2010
Note: 8.8/10
Résumé: « À l’âge de 17 ans, la vie de Veronica Miller, alias « Ronnie » est bouleversée par le divorce de ses parents et le départ soudain de son père qui abandonne New York pour la Caroline du Nord. Elle lui en veut vraiment et refuse de le voir depuis la rupture… Jusqu’au jour où, trois ans plus tard, sa mère décide de l’envoyer passer un été avec lui, espérant une réconciliation.
Le père de Ronnie, ancien pianiste et professeur, mène une vie paisible en bord de mer où il se consacre à la confection d’une oeuvre d’art. Dès son arrivée, Ronnie se rebelle et menace de partir. Mais bientôt, elle fait la connaissance de Will, un jeune homme du village, qui va faire chavirer son coeur. Baissant sa garde, va-t-elle enfin réussir à s’ouvrir au bonheur?
Des retrouvailles inattendues.
Si l’amour peut briser les coeurs, il peut aussi les cicatriser. »

Critique: Premièrement, je dois rectifier quelque chose dans le résumé: Les parents de Ronnie se séparent 3 ans AVANT ses 17 ans. Désolée, je trouvais ça important.

Je me suis vraiment retrouvée dans le personnage de Ronnie. J’ai adoré la voir évoluer, la voir changer. Je l’ai trouvé attachante. Je dois avouer que j’avais déjà écouté le film plusieurs fois avant d’acheter le livre, mais cela n’a en rien gâché ma lecture. J’ai adoré les personnages et l’intrigue. J’ai beaucoup aimé le fait que ce ne soit pas encore un de ces romans d’amour à l’eau de rose typiquement Nicholas Sparks. L’histoire tourne beaucoup plus autour de la famille, de la relation entre le père et sa fille. Nicholas Sparks a fait un travail super en mettant des mots sur ce que ressent une adolescente, ce mélange de passion, d’injustice de et de recherche de soi-même. J’avoue avoir pleuré plusieurs fois en lisant, je ne m’en cacherai pas. L’histoire en tant que telle est très triste et Nicholas Sparks a un don pour écrire les bons mots pour faire monter l’émotion.

Bref, vous pouvez être sûr que je vais relire ce livre encore plusieurs fois!

<< La vie, songea Steve, ressemblait un peu à une mélodie.Le début est un mystère, la fin une révélation… Mais toutes les émotions éprouvées dans l’intervalle permettent d’affirmer que l’ensemble mérite d’être vécu. >>

Josianee .

Le liseur – Bernhard Schlink

Titre : Le liseur
Auteur: Bernhard Schlink
Date: 1999
Nombre de pages: 242

Résumé: À quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l’un de leurs rites consiste à ce qu’il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain.
Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais.
Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : «Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (…) que j’aurais moins bien su camoufler que les autres ?»

Critique:  J’appel chef-d’oeuvre un roman qui réussit à dépasser son histoire, un roman qui vient décrocher en nous une petite partie de notre coeur, une partie qu’on ne retrouvera plus. Le liseur est partie avec ce petit bout de moi et c’est en fermant le roman que je m’en suis rendu compte.

L’histoire se divise en trois temps, premièrement, la rencontre avec Hanna et le début de leur histoire d’amour. Le portrait de leur relation qui nous est livré est un des plus sincères, des plus beaux que j’ai vue. Le rapport d’opposition entre l’âge, l’expérience, la naiveté est tout simplement magnifique. La lecture qui les unit, leur inter-dépendance chacun à l’autre. Wow.  L’écriture naïve  nostalgique du narrateur vient donner une véracité encore plus poignante au récit.

La deuxième partie est le point tournant de l’histoire. Hanna part sans avertir et Michael la revoit seulement 7 ans plus tard, lors du procès de celle-ci. Dans cette partie, on voit la nécessité et l’attachement qu’aura toujours Michael envers Hanna peu importe ce qu’elle a pu faire. *Je ne veux pas gâcher des punchs*. Bref, la troisième partie boucle la boucle sur leur histoire.

Donc, ce roman se surpasse lui-même. Cette histoire est une ouverture sur nous-même, sur les choix que nous prenons, sur les motifs qui nous poussent à agir, sur la culpabilité, sur le silence, l’éducation, la place de l’opinion publique. Ce roman m’a permis de me remettre en question et c’est un critère que je juge presque capital dans une oeuvre.

Je le recommande à un public sensiblement très général, car l’histoire est excellente et chacun peut en ressortir ce dont il a besoin. Schlink a atteint l’universelle faisant du Liseur, un chef d’oeuvre.

À noter que l’adaptation cinématographique de cette oeuvre est excellente (c’est rare un film qui reflète aussi bien un roman)
La bande-annonce ici:  Le Liseur 

«Je songeai que quand on a laissé passé le bon moment, quand on a trop longtemps refusé quelque chose, ou que quelque chose vous a trop longtemps été refusé, cela vient trop tard, même lorsqu’on l’affronte avec force et qu’on reçoit avec joie. »

« Elle combattait depuis toujours, non pour montrer ce dont elle était capable, mais pour dissimuler ce dont elle était incapable. C’était une vie dont les élans consistaient à battre vigoureusement en retraite, et les victoires à encaisser de secrètes défaites.»

«Mais on était heureux ! Parfois le souvenir n’est déjà plus fidèle au bonheur quand la fin fut douloureuse. Parce que le bonheur n’est pas vrai s’il ne dure pas éternellement ? Parce que ne peut finir douloureusement que ce qui était douloureux, inconsciemment et sans qu’on le sût ? »

 

Karo.

Et au pire, on se mariera – Sophie Bienvenu

Titre : Et au pire, on se mariera
Auteur: Sophie Bienvenu
Date: 2012
Nombre de pages : 152

Note: 7/10

Résumé: Centre-Sud. Entre la Sainte-Catherine, Mel et Jo, les putes travesties, et le parc jonché de seringues, Aïcha traîne son enfance cassée par son beau-père. Elle rencontre Baz et devient amoureuse. Une chose grave leur arrivera. Pour sauver sa peau, pour protéger Baz, Aïcha, forcée de s »expliquer à une travailleuse sociale, revoit son histoire et multiplie les versions des faits. Dans un monde si mal foutu, qui dit vrai et qui peut dire où se situe la réalité ? Une confrontation déchirante et drôle où l »émotion court. La langue à fleur de peau de Et au pire, on se mariera se trouve à la croisée du romanesque, du théâtre de rue et de la déposition.

Critique: Ce livre est finaliste au Prix littéraire des collégiens. Même si le titre peut laisser penser à un roman plutôt humoristique, ne vous trompez pas. (quoi qu’il y a des petites touches d’humour qui viennent enlever un peu de lourdeur à l’oeuvre, HEUREUSEMENT). Il est plutôt dramatique, frisant le psychologique.
Ce roman aborde des thèmes sensibles. La difficulté de l’enfance, la « pédophilie », la noirceur du milieu de la rue, le mensonge, principalement. Sophie Bienvenu dépeint une réalité brutale, celle de la rue pour une enfant de 13 ans. L’âge du narrateur est un élément choc dans cette histoire. Il est difficile d’accepter qu’une enfant peut faire face à un quotidien si adulte, si dure.
La narration de cette oeuvre est faite au « je ». C’est un long monologue dans lequel Aicha raconte son histoire avec Baz. L’auteur a choisi d’écrire en langage populaire, mais TRÈS populaire. Les « anyway », «genre», «fake», jonchent le récit, SANS POURTANT (c’est très important), déranger la lecture. Le tout m’a semblé très fluide. C’est un exploit.
Ce qui est étonnant et sans doute le point fort du roman, c’est que le narrateur peut nous emmenez n’importe où. Nous la suivons les yeux fermés. On a pas le choix de lui faire confiance, mais, à un certain moment, elle nous ment. Elle nous raconte des passages, mais nous sommes dans l’incertitude de la vérité du récit tout au long du roman. C’est un aspect très intéressant, le lecteur a une quête de démêler le vrai, du faux.
Bref. Je n’ai pas adoré l’histoire, ce n’est pas un coup de coeur, mais je reconnais que le travail de l’auteur est très bien fait. Ce roman mérite sa place au prix littéraire des collégiens. Je recommande ce roman aux personnes aimant les drames et étant ouverts d’esprit. Il faut une certaine ouverture pour accepter le style de l’auteur et embarquer avec elle dans cette histoire.

« Pis là, il t’arrive plein de trucs qui font que tu viens… épuisée, genre. Mais vraiment épuisée, je parle. Épuisée comme quand t’as plus du tout de vie en dedans. T’es vidée de ton sang, de ton eau, de tout ce qui fait que tu es toi. T’es tellement vide que t’as juste des organes qui restent en dedans. Ton coeur qui continue de battre rien que pour te narguer, on dirait.
Tu voudrais crever, ce serait reposant, mais non. Il continue de battre, ce salaud, pis chaque battement, ça t’épuise encore plus, c’est de la torture. Tu voudrais supplier, mais t’as personne à supplier. Tu pourrais demander à Dieu d’arrêter de te faire chier, mais ça se saurait s’il répondait aux requêtes, mettons qu’il existe, genre. »
« Il pleurait, mais des fois tu peux pleurer de colère ou de mal. Des fois tu peux être triste, mais pas pour la raison pour laquelle tu devrais être triste. »
Karo.