Daphné Disparue – José-Carlos Somoza

41T46vLFnML

Titre: Daphné disparue
Auteur: José-Carlos Somoza
Année: Écrit en 2000 publié en 2008
Pages: 217

Note:  9/10

Résumé 

« Je suis tombé amoureux d’une femme inconnue » romancier à succès, Juan Gabo ne dispose que de ces quelques mots pour reconstruire son identité. Il les a couchés sur un carnet avant l’accident qui lui a coûté la mémoire. Mais l’inconnue est-elle une créature réelle ou de fiction ? De retour au « cercle littéraire », où il a dîné le soir de la tragédie, Juan Cabo y rencontre une poignée de figures équivoques puis un détective spécialisé dans les affaires littéraires, qui lui présente une « muse » vendant des postures aux écrivains en mal d’inspiration. Dans un étonnant dédoublement de la réalité, avec Les Métamorphoses d’Ovide en surimpression, les personnages finissent par trouver leur auteur et, grand instigateur de tous les stratagèmes, l’écrivain en vient à posséder un pouvoir à faire pâlir les dieux de l’Olympe. Comme dans tous les romans qui suivront Daphné disparue, J. C. Somoza excelle à brouiller les pistes, mais ici protagoniste et lecteur jouent à armes égales : ils ne disposent que du texte pour résoudre toutes les énigmes.

Critique

Ce roman a changé ma vision de la littérature et du roman. Il m’a bouleversé. Ces simples phrases devraient être suffisante pour vous convaincre de courir à la bibliothèque la plus près.

José-Carlos Somoza est un maître de la manipulation littéraire. Il fait ce qu’il veut du lecteur. Dans ce roman, il construit un monde d’écrivain où la fiction et la réalité se confrontent. Il y a des femmes qui ont le métier de Muse inspiratrice pour les auteurs, des écrivains totalement abusifs, une femme qui aime tant son personnage qu’elle est prête à mourir avec lui. Le monde littéraire est poussé à son extrême. C’est ainsi qu’on peut d’ailleurs avoir une réflexion sur l’institution littéraire, la place de l’imaginaire, l’emprise d’un éditeur, le besoin constant de nouveauté et le prix à payer pour accéder à la gloire.

Ces questions semblent peut-être peu distrayantes pour vous maintenant, mais elles ne sont pas l’histoire. Ce roman est avant tout une oeuvre policière remplie de rebondissement totalement surprenante. Je vous promet que vous ne devinerez jamais ce qui se passe dans le prochain chapitre. Le terme policier est appropriée si on l’entend comme quête de vérité et enquête pour découvrir qui est cette femme dont le personnage principal ne se souvient pas.

D’un point de vue stylistique ce qu’il y a de fascinant c’est que l’auteur interagit avec le lecteur. Il n’est pas surprenant de voir des passages comme:  » Lecteur, ici tu croiras […] « . En nous impliquant dans la lecture, Somoza peut se jouer de nous à 100%. Le traitement que l’auteur fait du faux et vrai est génial, digne d’un grand auteur. D’ailleurs Somoza est psychiatre de profession… Il sait manier l’esprit et le fait à merveille.

La plume de l’auteur est charmante, il y a plusieurs références littéraires qui font sourire, le style est léger sans toutefois être morne, humoristique en maintenant l’intrigue. Une fois ouvert, ce livre ne se referme plus avant d’avoir franchi la dernière page.

Je conseille vivement ce roman à TOUS sans exception. Ce roman peut plaire à tout le monde, car son contenu est tellement diversifié qu’il peut faire réfléchir, divertir, captiver. Je préciserai pour finir que si réfléchir au métier d’écrivain, à l’imaginaire et à l’institution littéraire, ce roman est incontournable pour vous ainsi que pour les jeunes auteurs.

Karo.

Je ne savais pas encore qu’il y en avait un, bien sûr. Un mystère que j’allais devoir affronter. L’écrivain accepte avec effort les énigmes de la réalité : nous sommes si habitués à en inventer les arcanes que nous finissons par la confondre avec l’imagination. Mais pour toi c’est tout le contraire, lecteur. Reconnais-le : tu souffres de l’anxiété bachique de l’insolite. Le simple fait que les pages futures sont un secret te pousse à avancer. Parce que tu percevais déjà depuis le début de cette chose, qui n’est pas un roman, ni une chronique royale, ni rien qui y ressemble – je trouverai bien un nom pour le définir -, ce que je ne compris que longtemps après : tout au long coule, opalin, profond, le canal du mystère.

Quelle coïncidence. Les coïncidences sont comme l’amour et la littérature, aussi absurdes et insensées. Les coïncidences sont le roman de Dieu, qui est aussi écrivain, comme tout le monde.

 La beauté, je m’en apercevais maintenant, ne peut être décrite : il faut l’inventer.

Hannibal – Thomas Harris

Hannibal (Hannibal Lecter, #3)

Titre: Hannibal
Auteur: Thomas Harris
Année: 2000
Pages: 564

Note: 6/10

Résumé: 

Sept ans ont passé depuis Le Silence des agneaux. Depuis, Hannibal Lecter vit sous nom d’emprunt à Florence, en Italie, où le faux docteur, vrai serial killer, mène la grande vie.

Sur ses traces, Clarice Sterling, agent modèle du FBI. Mais elle n’est pas la seule à le pister : Mason Verger, une des premières victimes d’Hannibal Lecter, attend sa vengeance.

La lutte peut-elle être égale entre cet homme cloué à son lit d’hôpital, accroché à son respirateur artificiel, qui tente de tirer parti de toutes les potentialités d’Internet pour mener sa traque, et le redoutable Lecter ?

Thomas Harris réussit ici un suspense rigoureux. La description, minutieuse jusque dans les détails les plus crus, reste l’un des points forts d’un livre qui révèle l’agent Sterling sous un jour nouveau… beaucoup plus sombre !

Critique:

Ayant lu précédemment Le silence des agneaux, j’avais des attentes assez hautes envers ce troisième tome. Hors, j’ai été déçu. Amèrement déçu.

Le personnage d’Hannibal Lecteur est un de mes préférés de tout le cinéma et la littérature policière/horreur. Ce roman raconte sa traque au travers différent point de vue. Celui de Clarice, qu’on voit assez peu dans la première partie du roman (première déception), celui d’un autre agent italien qui sort de nulle part et qui veut capturer Hannibal pour recevoir de l’argent (deuxième déception) et celui d’un autre personnage Mason, une des premières victimes d’Hannibal. Ce dernier m’a plutôt plu. Le personnage est bien installé dans le schéma narratif.

Lecteur devrait être au centre du récit, or dans les 200 premières pages, il n’apparaît pas tel qu’on le connait. On en entend parlé brusquement. Le début du roman est vraiment lent (même s’il se passe 100000 actions). L’intrigue et sa structure mettent du temps à se construire.

Un autre aspect qui m’a ennuyé, c’est la prévisibilité des actions. J’ai refermé le roman en me disant: « je le savais… ». Les « punchs » sont dissolues, car l’auteur donne beaucoup trop d’indices au lecteur. Pour moi, l’histoire et sa finition était clair passé le cap des 250 pages.

Je dois quand même accordé à Thomas Harris, que ce roman est stylistiquement parlant intéressant. L’écriture ni légère, ni lourde, imprégné de connaissances et de référents qui m’ont impressionnés, m’a permis de poursuivre et d’achever le roman. C’est bien écrit. L’histoire en temps que telle est bien faite, on embarque, mais il manque un peu de suspens.

Un autre aspect que j’ai particulièrement aimé, c’est les nombreuses références que Thomas Harris fait au deuxième tome Le silence des agneaux. Il y revient sans cesse. J’ai adoré. Il faut absolument avoir lu (ou du moins vu le film…) avant d’amorcer la lecture d’Hannibal.

L’élément qui m’a, je crois, le plus déçu, est sans contredit la fin du roman. Elle ne concorde pas avec la vision des autres tomes et va presque à l’encontre des principes des personnages crées par Harris. On se dit: « voyons donc, mais qu’est-ce que cela? C’est ridicule… ».

Bref, derrière tous les points négatifs soulevés, il y a un bon roman policier. (Loin d’être le meilleur de la trilogie cependant). Il valait la peine que je le lise, mais il ne retiendra pas mon attention.

Si on aime le personnage d’Hannibal, il faut le lire, simplement parce qu’il est génial de le connaître un peu plus en profondeur, mais il ne faut pas avoir d’attente concernant le récit narratif. Il faut aussi avoir le cœur solide, certains passages sont horrifiants.

“The tragedy is not to die, but to be wasted.”

“I think it’s easy to mistake understanding for empathy – we want empathy so badly. Maybe learning to make that distinction is part of growing up. It’s hard and ugly to know somebody can understand you without even liking you.”

Karo.

La valse lente des tortues – Katherine Pancol

Titre : La valse lente des tortues
Auteur: Katherine Pancol
Date: 2008
Pages: 747

Note: 9/10

Résumé 

Qu’un crocodile aux yeux jaunes ait ou non dévoré son mari Antoine, disparu au Kenya, Joséphine s’en moque désormais. Elle a quitté Courbevoie pour un immeuble huppé de Passy, grâce à l’argent de son best seller, celui que sa soeur Iris avait tenté de s’attribuer, payant cruellement son imposture dans une clinique pour dépressifs. Libre, toujours timide et insatisfaite, attentive cependant à la comédie cocasse, étrange et parfois hostile que lui offrent ses nouveaux voisins, Joséphine semble à la recherche de ce grand amour qui ne vient pas. Elle veille sur sa fille Zoé, adolescente attachante et tourmentée et observe les succès de son ambitieuse aînée Hortense, qui se lance à Londres dans une carrière de styliste à la mode.

Joséphine ignore tout de la violence du monde, jusqu’au jour où une série de meurtres vient détruire la sérénité bourgeoise de son quartier. Elle-même, prise pour une autre sans doute, échappe de peu à une agression. La présence de Philippe, son beau-frère, qui l’aime et la désire, peut lui faire oublier ces horreurs. Impossible d’oublier ce baiser, le soir du réveillon de Noël, qui l’a chavirée.

Autour de l’irrésistible et discrète Joséphine, gravite une fois encore tout un monde de séducteurs, de salauds, de tricheurs et autant d’êtres bons et généreux. Comme dans la vie.

Quatrième de couverture 

Ce livre est une bourrasque de vie…
Un baiser brûlant du seul qu’on ne doit pas embrasser.
Deux bras qui enlacent ou qui tuent.
Un homme inquiétant, mais si charmant.
Une femme qui tremble et espère ardemment.
Un homme qui ment si savamment.
Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour.
Des adolescents plus avertis que les grands…
Un homme qui joue les revenants.
Un père, là-haut dans les étoiles, qui murmure à l’oreille de sa fille…
Un chien si laid qu’on s’écarte sur son passage.
Des personnages qui avancent obstinément, comme de petites tortues entêtées qui apprendraient à danser lentement, lentement, dans un monde trop rapide, trop violent…

Critique 

Le quatrième de couverture mystérieux a su déceler mon attention dès les premiers mots. C’est donc la tête vide (ou presque) que j’ai commencé ce livre. Je n’avais pas d’attente, car j’ignorais tout de l’histoire et tout de l’auteur (presque).

Dès les premiers chapitres (non numéroté et sans titre), l’histoire m’a fascinée. Il y a tant de personnages, tant de petits univers qui se croisent, qui s’enlacent, qui se chevauchent et qui se séparent. Le monde de Joséphine est un monde où tous possède une capitale importance. Chaque détail vaut le détour dans ce roman. Il faut toutefois être très attentif lors de la lecture, ce n’est pas un de ces livres qu’on peut lire la tête en l’air en passant la moitié des pages (de toute façon vous n’aurez pas envie de passer de pages!). Il faut être concentré et plongé dans l’univers que nous propose Pancol, car il est très facile de s’y perdre! Le nombre de personnages « importants » doit s’élever à plus de vingt! Vingt personnages dont on connait la vie, leur attitude, leur point de vue et autres.

Une des forces de ce roman est d’ailleurs la multiplicité des points de vue. On a donc accès à plusieurs visions différentes, on en connait toujours plus que le personnage principal et cela rend la lecture très addictive.

C’est un détail, un chichi de princesse, mais j’ai adoré retrouver des citations de mes auteurs préférés comme Romain Gary. Ce livre fait l’étayage des connaissances littéraires et de toutes sortes de Katherine Pancol. Il nous apprend plusieurs choses sans vraiment être le but de l’oeuvre. J’ai bien aimé cela.

Puisque nous en sommes au style et à la construction du récit… L’écriture de Katherine Pancol m’a bouleversée. Elle sait décrire les événements dramatiques avec une légèreté impressionnante. Par légèreté, je veux dire  qu’elle utilise des mots, des comparaisons simplistes qui viennent rejoindre profondément le lecteur. Elle utilise le quotidien banal pour décrire un réel imaginaire extraordinaire!

Le réel que présente l’auteure est parsemé de plusieurs éléments fantastiques qui allimentent le récit et lui donne un ton particulier. Je comparerais ceci avec les contes de Fred Pellerin (peut-être un peu moins fantastique, par contre) ou à La Fiancée Américaine d’Éric Dupont! Ce genre de  « récit fantastique réel » est tout simplement superbe lorsqu’il est bien réalisé. C’est le cas ici!

De plus, Katherine Pancol construit chaque chapitre en suivant un ligne directrice particulière. Elle s’intéresse au détail de la vie. Au-delà de l’histoire, il y a un monde complet qui grouille et frétille et elle n’en fait pas omission! L’exemple parfait qui me vient en tête pour expliquer ceci est: un chapitre où Gary et Hortense ont une discussion importante sur le futur et Hortense regarde un piéton qui vient d’échapper son beignet par terre et elle le juge. La discussion est entrecoupée de passage descriptif de l’extérieur de la scène principal. Ce qui donne au lecteur une vue globale.

Cet aspect du roman m’a fait comprendre que la vie c’est exactement ça. On essaie de prendre un obstacle à la fois, d’être ordonné, mais au fond, la vie n’est que dé-concentration. Il y a toujours un million de choses qui se déroulent en permanence et nous nous prêtons à ce jeu. Nous suivons la valse emporté par le rythme effréné de la vie.

En conclusion, La valse lente des tortues s’adresse à un large public. Le roman regroupe plusieurs style: le policier, le dramatique, la comédie, le récit de voyage, la romance et j’irais même jusqu’à dire le fantastique. Je le conseil à tous. Quoique peut-être un peu trop volumineux pour les lecteurs débutants… Or, un nombre de page ne devrait jamais être un obstacle, car ce n’est pas la quantité qui repousse un lecteur, mais bien le contenu. Et ce contenu est tout simplement superbe. (oui. je suis en amour avec cette nouvelle découverte!)

« Quand on a des fleurs à offrir, on ne les donne pas la tête en bas, les tiges en l’air, sinon l’autre ne voit que les épines et se pique. Moi, je fais ça avec les sentiments, je les offre à l’envers.»

« La société, aujourd’hui, ne croit plus à l’âme. Elle ne croit plus en Dieu. Elle ne croit plus en l’Homme. Elle a aboli les majuscules, met des minuscules sur tout, engendre le désespoir et l’amertume chez les faibles, l’envie de déserter chez les autres. Impuissants et inquiets, les sages s’écartent, laissant le champ libre aux fous avides. »

« Mais le douleur, elle, ne s’émousse pas. C’est étrange d’ailleurs : l’amour s’use, mais la douleur reste vivace. Elle change de masque, mais demeure. On ne finit jamais de souffrir alors qu’on finit, un jour, d’aimer. La vie est mal faite ! »
Karo.

La chambre écarlate – Nicci French

Titre: La chambre écarlate
Auteur: Nicci French
Date: 2001
Note: 6.5/10
Pages: 567
Résumé: « Regent’s Canal, faubourg de Londres… Lianne, une adolescente de 17 ans, est retrouvée morte, face contre terre et le corps lardé de coups de couteau. La police porte immédiatement ses soupçons sur Michael Doll, vagabond à moitié fou et bien connu pour ses penchants pervers. Toutefois, malgré la triste histoire qui les lie, la psychiatre Kit Quinn a de sérieux doutes quant à sa culpabilité. Première observation, le meurtre s’est déroulé de manière bien trop précise pour une brute comme lui. Encore plus troublant, ce même assassinat fait étrangement écho à celui de Philippa Burton, riche bourgeoise, dont le cadavre a récemment été découvert de l’autre côté de la ville dans une posture identique… »

Critique: Avant de lire ce livre, j’avais le choix parmi plusieurs romans policier achetés à petit prix dans une vente de garage. Le résumé m’a parut très intéressant, surtout qu’il était suivit d’une critique très élogieuse affirmant que c’était « un modèle de thriller psychologique ». Vous avez vu ma note, j’ai été très déçue. Je m’attendais à une intrigue psychologique à la « Shutter Island », mais ce n’est rien d’autre qu’un roman policier pas très original. J’ai été beaucoup plus captivée par la relation amoureuse chaotique de la personnage principale que par les meurtres, ce qui est mauvais signe d’après moi.
Premièrement, tout n’est que coups de chance. Kit Quinn se base sur son instinct durant tout le roman, même si tout est contre elle. Elle relit les deux meurtres seulement parce que les deux victimes ont été trouvées contre terre. Coup de chance, ces deux meurtres sont effectivement liés. De plus, il y a le fait que tous les policiers suspectent Michael Doll alors que Kit est convaincu de son innocence. Quoi que commun, cela peut être intéressant. Sauf que c’est ce qui se passe durant tout le roman. C’est un peu redondant. L’intrigue se déroule très lentement et presque en second plan. Tout se passe dans les 100 dernières pages alors que l’enquête est terminée. Kit réussit à monter une théorie qui, toujours d’après moi, sort d’un peu nul part et qui encore se révèle exacte. Nous ne pouvons rien prévoir à l’avance puisqu’il n’y a aucuns indices. Mais, vers la fin, plusieurs choses deviennent évidentes. mais l’auteur attend très longtemps avant de les rendre exacte, ce qui est lassant. Passer 20 pages à lire des interrogations alors que tu sais très bien la vérité, c’est lourd.
Bref, somme toute, j’ai beaucoup aimé les personnages qui gravitent autour de Kit, surtout sa colocataire et les jeunes du centre. Son histoire à elle et ses interrogations sont typiques et nous font nous identifier au personnage. J’ai aussi aimé les interrogatoires qu’elle fait avec les familles des victimes. En fait, la seule chose qui m’a fait froncé les sourcils est la fin et le dénouement de l’enquête. Ce qui est quand même beaucoup quand on considère que c’est un roman policier…

<< Pourquoi s’est-elle donné la mort ? Je ne sais pas. Sa vie avait toujours été horriblement triste, n’est-ce pas ? Je n’ai eu connaissance d’aucune circonstance particulière, mais cela ne veut pas dire qu’il n’en existait pas. Probablement parce qu’au bout du compte, c’était moins difficile que de rester en vie. >>

Josiane .

 

 

Postmortem – Patricia Cornwell

Titre: Postmortem
Auteur: Patricia Cornwell
Date de publication: 1990, 2004 pour la traduction française (plusieurs éditions)
Note: 7.8/10
Résumé: « Richmond, Virginie. Quatre femmes ont été torturées, violées, égorgées. Une femme noire et trois blanches. Rien, pas le moindre indice ne les relie entre elles, si ce n’est précisément l’assassin. Le docteur Scarpetta s’acharne à traquer le tueur en série. Il est intelligent, rusé et ne semble commettre aucune faute qui pourrait mettre les enquêteurs sur la voie. Elle sait qu’il n’arrêtera pas. Si elle ne trouve pas très vite une piste pour remonter jusqu’à lui, une autre femme va mourir. Tout semble se liguer contre la police et Kay pour favoriser le tuer. Peu à peu, Kay Scarpetta commence à se sentir menacée. »

Critique: Premièrement, j’ai beaucoup aimé le fait que la médecin expert soit une femme. Elle évolue dans un monde d’homme en 1990, ce qui n’est pas toujours aisé. Il est aussi intéressant de voir les différences technologiques entre nos deux époques. Mais je m’égare.
L’intrigue. Elle évolue tranquillement, mais sans jamais en dévoiler trop ou pas assez. Tout est bien pensé et toutes les idées sont amenées pour s’immiscer dans notre esprit. L’auteure réussit à nous donner l’opinion qu’elle veut qu’on aille sur les personnages. Le début est un peu brutal, j’ai personnellement eu de la difficulté à embarquer dans les premières pages. Par contre, cette impression de ne rien comprendre s’est dissiper rapidement. Parfois, j’ai trouvé qu’il y avait certains points un peu plus complexes à comprendre, que ce soit un détail non éclaircit ou bien un passage plus technique. Mais, à part une petite frustration personnelle, ma lecture n’en a pas souffert.
La fin est à la hauteur du meilleur roman policier. Elle nous fait débattre le coeur.
Je me suis également attachée tout au long du livre au personnage principal, Kay Scarpetta. Elle est très humaine, pas le genre vie-parfaite-famille-parfaite-copain-parfait-maison-parfaite. C’est un détail que j’ai beaucoup aimé.
Je vous le conseil, c’est un très bon roman policier. Il n’y a aucun moyen de savoir qui a commis les meurtres avant que l’idée vienne à Kay elle-même.

« Postmortem remporte à sa sortie cinq prix internationaux parmi les plus prestigieux, notamment le prix Edgar Poe et le John Creasey Award, ainsi que le prix du Roman d’aventures »

Josianee .

L’appel de l’ange – Guillaume Musso

Titre: L’appel de l’ange
Auteur: Guillaume Musso
Date de parution: 2011
Nombre de pages: 391

Note: 8,4/10 (Oui,oui je me donne la fantaisie d’y aller au dixième près!)

Résumé: New York. Aéroport Kennedy. Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…
Entre comédie romantique et thriller de haute volée.
Une intrigue magistrale portée par des personnages bouleversants.
Un final virtuose.

Critique: Ce roman est mon premier Musso, j’avais des attentes peut-être un peu démesurées à cause de la renommé et du succès de cet auteur. Tout le monde en a un à la main dans les corridors du Cégep! J’ai été un peu déçu sur le plan du style… Je m’attendais à quelque chose de plus recherché, de plus profond, de plus lyrique… Mais ce n’est qu’une légère déception, car le style de Musso, quoi que très « populaire et général » reste très sympathique à lire et découvrir.

Heureusement, l’histoire est une des plus entraînante histoire que j’ai lue. J’ai dévoré ce roman en une seule journée (j’ai manqué deux cours pour lire ce roman, je l’avoue.) C’est un thriller policier très très très addictif, les liens entre les personnages sont solides et très inattendus. L’auteur nous mène vraiment à sa guise, je n’ai pas deviné vers où s’en allait l’histoire, mais pas du tout! C’est un très grand point positif! (Quoi de pire que savoir où une intrigue policière aboutira…?) De plus, l’autre point positif majeur est l’attachement qu’on a pour les personnages. Je me suis liée mentalement d’amitié sincère avec tous les personnages de ce roman, même les plus détestables.

Bref, ce roman possède une richesse essentielle aux romans policiers: la surprise et la capacité de monter le lecteur en bateau sans jamais le perdre, en restant crédible. J’ai adoré ce roman.  Avant le début des chapitres, Musso insère des citations, c’est un élément que j’ai trouvé très agréable! Je le recommande pour passer du bon temps, bien sûr si vous aimez le policier. Il y a une histoire d’amour dans ce roman, mais bon, très secondaire.

« Les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues.»

« Parfois, c’est ça aussi l’amour : laisser partir ceux qu’on aime. »

« Elle savait que le bien et le mal coexistaient en chaque individu. Que certains, par choix ou par contraintes, exploraient ce qu’il y avait de pire en eux. »

Karo