Et Ellie vécut heureuse – Harriet Evans

9782258095441

Titre: Et Ellie vécut heureuse
Auteur: Harriet Evans
Date : 2013
Pages : 484 pages
Note : 7.5/10
Résumé : A vingt-deux ans, Eleanor Bee s’est fixé trois buts : s’installer à Londres pour faire carrière dans l’édition, avoir les moyens de s’offrir un café et un croissant chaque matin, et surtout, ne jamais tomber amoureuse – depuis le divorce de ses parents, Ellie ne croit plus au prince charmant.

Quand enfin elle arrive dans la capitale, rien ne se passe comme prévu. Elle accumule les gaffes, sa carrière ne décolle pas assez à son goût et, ô malheur, elle a un coup de foudre. C’est alors qu’une échappatoire miraculeuse apparaît : Ellie se voit offrir un poste à New York. Mais elle a beau fuir, le passé a toujours une étrange manière de vous rattraper…

Un portrait tendre et juste des jeunes femmes actives d’aujourd’hui qui, à force de tout planifier, pensent pouvoir contrôler leur vie sans que le hasard s’en mêle !

Critique : J’ai lu ce livre tout d’un bout, couchée dans mon lit, un jour où je ne voulais pas aller à l’école, honte à moi. De tous les livres en attente de lecture de mon étagère, c’est lui que j’ai choisi parce que c’est un livre de filles. Tout simplement.
Mais c’est un bon livre de filles. L’héroïne a du bon sens, elle a des problèmes, mais ils ne sautent pas dans le visage. Ellie n’est pas une épave désespérée qui se fait reprendre en main par sa meilleure amie autour d’un cocktail. Elle a une histoire, elle ne vit pas seulement pour rencontrer l’amour et elle fait du travail sur elle-même. C’est le genre de livre de filles que j’apprécie, lorsqu’il est réaliste et qu’il enseigne quelque chose à travers l’apprentissage et l’épanouissement de l’héroïne.
Et étant donné qu’Ellie travaille dans l’édition, le livre est truffé de référence à des grands romans comme Jane Eyre et Orgueil et Préjugés et en plus, il se passe en grande majorité à Londres (yess).
Outre l’histoire d’amour (qui ne prend pas tant de place que ça et qui est quand même pas trop évidente), ce livre soulève plusieurs enjeux: la famille, l’alcoolisme, la recherche de soi et la carrière. Parce que la famille et la carrière sont deux sujets très importants autour desquels l’histoire gravite. On comprends que si tu ne règles pas tes histoires de famille, tu les traînes toute ta vie.
Ce livre se passe sur plusieurs années. Ça rend la chose beaucoup plus réelle. La jeune femme ne passe pas de rien à femme accomplie en 2 mois, trouvant l’homme de sa vie et réglant tous ses problèmes en même temps. Ça prends du temps.
Le sentiment que j’ai ressenti en fermant le livre est que tout allait bien aller. Ellie déménage New-York/Londres régulièrement, change de travail, fait ce que son coeur lui dit de faire et il n’y a pas de problème. Tout est possible, il suffit juste d’écouter son coeur.
<< Parfois, les choses de la vie n’arrivent pas dans le bon ordre. Ou toutes en même temps. On s’énerve mais c’est comme ça . >>
Avez-vous lu des livres dans ce genre récemment ?
Josianee .
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Cher trou de cul – Annie Quintin

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Titre : Cher trou de cul
Auteur : Annie Quintin
Date : 2013
Pages : 357 pages
Note : 7.3/10
Résumé : « Je me réveille, je te vois. Je m’endors, je te vois. Je respire, je te vois. Je vois juste toi, OK? Je vois juste… toi, Clara. »

Pour dire ce genre de choses à une fille, puis changer d’idée après 72 jours – le temps de la gestation du cochon d’Inde – et finalement rompre par internet, il faut être un vrai salaud.

À moins que la fille soit elle-même trop compliquée?
Comment Clara peut-elle oublier Damien, son regard tendre et ses cheveux fous? Sûrement pas en lui écrivant des courriels qui commencent par « Cher trou de cul »…

Critique :

Ce livre m’a été donné par un ami qui travaille dans une librairie (le chanceux). J’étais très contente de recevoir ce livre de filles , je ne vous le cacherai pas. J’étais en manque de guimauves en cette semaine de pré St-Valentin.

Premièrement, j’ai été agréablement surprise en me rendant compte que le garçon n’était pas un salaud et que la fille était relativement normale. Je m’attendais, en lisant le résumé, au classique salaud ou au garçon pas capable de s’engager. Vous savez, le genre de gars dans ces livres qui trompent l’héroïne ou qui lui mets l’estime d’elle-même à zéro. Et bien NON ! Le garçon a même beaucoup d’allure. La chronologie un peu bousculée m’a beaucoup plu aussi. L’histoire se déroule un peu sans dessus dessous à l’aide d’un « Jour x » en début de narration. De cette façon, nous comprenons les choses à mesure que l’auteur veut bien que nous les comprenions.
Par contre, je m’attendais à voir plus de lettres adressées à son ex. L’emphase n’est pas mise là-dessus, comme le titre le suggère. Cela n’enlève rien à l’histoire, mais c’est une constatation que j’ai eu durant ma lecture.

Je me suis beaucoup attachée au personnage principale de Clara. Je m’y suis assez identifié et je lisais le livre en lui disant : »allez, dis-moi ce qui cloche chez moi! ». Elle se prend en mains et je trouve ça très inspirant, surtout qu’elle n’est pas désespéré et vraiment au fond. Les problèmes de Clara sont plus normaux, plus cachés que ceux de certaines héroïnes de roman de filles.

Bref : Les personnages sont attachants, l’histoire n’est pas abracadabrante et le style d’écriture est léger et très bien. Ce n’est pas Jane Austen , mais ça , vous le saviez déjà. C’est un roman de filles, c’est donc du déjà vu. Mais j’ai passé de très beaux moments à sourire toute seule et à manquer rire dans l’autobus . C’est un roman Feel-good que je vous conseil 🙂

Josianee .

L’Ile des oubliés – Victoria Hislop

Titre: L’île des oubliés
Auteur: Victoria Hislop
Date: 2012
Note: 9.6/10
Résumé: »Une jeune femme en quête d’identité découvre l’incroyable histoire de sa famille : trois générations de femmes émouvantes et courageuses, au destin lié à Spinalonga, l’île des lépreux …
Alexis ignore tout du passé de sa mère. De sa famille, elle ne connaît que l’existence d’une tante, Maria, aperçue sur une vieille photo sépia. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère situé en Crête. Alexis va alors faire une terrible découverte : juste en face se dresse Spinalonga, l’île où l’on envoyait les lépreux … et où un membre de sa famille aurait péri …
Quels mystères effrayants recèle cette île des oubliés ?
Quelles épreuves ont vécues Maria et les siens ?
Pourquoi la mère d’Alexis a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la bouleversante destinée de ses aieules et sur leurs sombres secrets … »

Critique: Sublime. C’est le premier mot que j’ai utilisé pour décrire ce roman lorsque je l’ai terminé. L’auteur réussit à nous faire visiter la Crète au travers de l’histoire intrigante de cette famille. Je me suis beaucoup accrochée aux personnages et j’ai vécu leurs peines et leurs joies avec eux. J’ai savouré chaque mot de cette auteur talentueuse. Chaque fois que j’ouvrais le livre, je vivais un moment magique. Ce n’est pas un livre qu’on lit entre deux cours au Cégep. Il faut s’installer confortablement et plonger. C’est ce que j’ai adoré le plus dans ce livre, cette perdition totale de nous-même. Nous vivons en Crète, nous ressentons la détresse et la joie des personnages. Je n’ai pas été capable d’aller dormir avant d’avoir totalement fini ce livre. J’ai savouré chaque mot, chaque moment, chaque émotion. J’ai été bouleversée par cette lecture, littéralement.

L’histoire n’est pas banale. Une colonie de lépreux sur une île en face d’un petit village crétois. Des familles déchirées par cette maladie, un isolement complet. Dans ce tableau peu joyeux, l’auteur a réussit à transformer la détresse en espoir, la haine en amour et la maladie en quelque chose de moins horrible.

J’ai déjà conseillé ce livre à tout mon entourage et j’aimerais que tout le monde ait la chance de le lire. Et surtout, il est clair que je vais retourner voir la libraire qui me l’a conseillé …

<< En la touchant, il lui rendait la vie, et elle faillit être submergée par l’émotion. Elle avait conscience que leurs échanges, jusque dans leurs silences, la comblaient. Elle redécouvrait la satisfaction qu’on éprouve en retrouvant une clé égarée: la sensation de paix et de plénitude après la recherche paniquée et la découverte. >>

Josianee .

La célibataire – India Desjardins & Magalie Foutrier

 

Titre: La célibataire
Auteur: India Desjardins & Magalie Foutrier
Date: 2012
Note: 6.5/10
Résumé: « Après une énième rupture douloureuse, la Célibataire est bien décidée à ne plus se morfondre Tant pis si l’Ex est difficile à oublier, tout est prétexte à rebondir sur ses erreurs! Elle devient donc experte dans l’art de -Repérer si le mâle est libre au contenu de son sac d’épicerie, -Tirer profil de chaque situation pour montrer à son Ex qu’Elle est beaucoup mieux sans lui, -Foncer sur tous les prospects qui se présentent (sans se mettre les pieds dans les plats)… et surtout, elle refuse de devenir ce genre de fille qui passe sont temps en pyjama à manger de la crème glacée devant une comédie romantique. Mais la vie de célibataire est-elle aussi palpitante qu’elle en a l’air? Quand l’homme qui vous voit nue le plus fréquemment est votre médecin, il y a de quoi douter… Qu’à cela ne tienne, elle tente de profiter de chaque moment, tout en gardant en tête la quête de l’âme soeur! »

Critique: Premièrement, j’ai emprunter ce livre à la bibliothèque parce que je ne me voyais pas dépenser presque 30 dollars pour un livre que j’ai terminé en 30 minutes (je suis une étudiante radine). J’ai aimé le contenu de cette bande dessinée ainsi que l’idée de base. Après tout, je me suis reconnu un peu partout dans ces pages. Pourtant, un gros point négatif est justement le fait que ce soit une bande-dessiné. J’aurais pris beaucoup plus de plaisir à lire des petites chroniques plus détaillées. Le fait de changer d’histoire après 9 cases, ça ne m’a pas plus (même si je sais que c’est le but d’une bande dessiné). Je crois que vu son petit volume, il manque de surface dans une page pour bien pouvoir raconter et développer les idées qui sont, à la base, géniales. De plus, j’ai eu beaucoup plus de plaisir à regarder ma meilleure amie lire cette bande-dessiné pour ensuite l’interrompre entre les pages et rire avec elle parce que nous sommes pareilles. Bref, les idées sont excellentes, mais je n’approuve pas le format bande-dessiné.

Josianee .

La Fiancée Américaine – Éric Dupont

 

La fiancée américaine par Dupont

Titre: La fiancée américaine
Auteur: Éric Dupont
Date de parution: 2012
Nombre de pages: 560 (je tiens à préciser que l’écriture est minuscule)

Note: 9/10

Résumé: Un gâteau renversé à l’ananas peut-il changer le cours de l’histoire? Louis dit « le Cheval »  Lamontagne est né en pleine messe de minuit alors que sa mère était figurante dans la crèche vivante.  Son père, le plus bel homme de Rivière-du-Loup était follement amoureux de sa nouvelle femme  Madeleine  dite « l’Américaine » cuisinière hors pair dont le livre de recettes transformera la vie de toutes les femmes dans la famille sur 4 générations. Leur fils se trouvera mal marié mais les yeux sarcelle  de sa mère continueront à se répandre dans la région tout comme en Europe où il est déployé et dans l’État de New York où il gagnera sa vie comme homme fort dans les foires. Dans ce village pentu encore sous l’emprise du curé qui annonce la fin du monde aux enfants pour le 10  novembre les racontars abondent.

Critique: Qui aurait cru qu’il se cachait en un seul auteur tant d’imagination et tant de génie! C’est la dernière impression que j’ai eu en fermant ce livre, cette brique qui, avant de s’y plonger, semble interminable. Le volume faramineux, l’écriture microscopique et la page couverture peu passionnante, pourraient vous décourager, mais il ne faut pas! Malgré ces 560 pages, ce roman se lit plus vite que l’éclair. Une fois qu’on a commencé, on ne veut plus arrêter et ce, dès la première page.

Le livre s’étale environ sur trois générations de filles se prénommant toutes Madeleine. Leur histoires sont entraînante, passionnante.  On est avare et on voudrait toujours en avoir plus! La clef de l’intérêt que suscite ce roman réside dans les personnages mis en place. Ces personnages sont si extraordinaire, dans le sens le plus épuré: ils sortent de l’ordinaire. Ils sont fascinants. Tous leurs récits surprennent le lecteur. Il n’y a aucune place pour l’amertume du: « Je l’avais ben deviné! Je le savais! », tout dans ce roman, TOUT est surprise, pages après pages!

Le roman, le style et les histoires sont menés d’une main de maître. Éric Dupont se surpasse et dans tous les aspects! Du côté stylistique, il est très varié. C’est ce qui accroche. L’humour est omniprésente, elle remonte les commissures des lèvres des lecteurs à de multiples reprises. Mais ne vous m’éprenez pas. Ce livre n’est pas une comédie. Les moments tristes, cruels de la vie, abondent dans ce roman, d’une manière peu commune. On est ému, on pleure. C’est bien écrit. Très bien écrit. Mais on oublie vite. on oublie vite la mort qui a fauché tel ou tel personnages, car la vie continue. Le roman avance.

La mort, la jalousie, l’inceste, la religion, l’amour, les ragots, la musique, la réputation imposée par la société, l’avortement, la guerre, les Nazis sont des thèmes abordés dans La fiancée américaine (ce n’est pas une liste exhaustive). Éric Dupont varie même la forme de son texte: parfois narratif, d’autre extrait de journal intime, en passant par le conte qui frôle la légende et par le récit épistolaire (des lettres en correspondance).

Ce qui me fascine, qui m’émerveille dans ce récit, c’est la façon qu’à l’auteur de relié des faits divers, des petits détails qui prennent, au final, une place monumentale dans l’histoire. C’est ces petites distinctions qui nous permet de tisser la toile du roman, la toile qui relit tous les récits. J’adore lire un livre et être un peu perdu, puis peu à peu trouver mon chemin. J’aime réfléchir et trouver les réponses par moi-même. C’est l’opportunité que cette oeuvre nous donne. J’adore arriver à la fin d’un livre et avoir L’ILLUMINATION! La clef, qui fait que tout est clair dans notre tête, on comprend! Tout ce tient!

Bref! Je pourrais parler de cette oeuvre durant des heures (c’est bien ce que je vais faire, car ce livre est en liste pour le prix littéraire des collégiens), mais je tiens à ne pas dévoiler plus que ce que j’ai déjà dit. Le mystère est l’élément clef de ce roman! On plonge dans l’univers avec la même insécurité que lorsqu’on parcours une ville étrangère sans carte et on le termine avec la même fierté que lorsqu’on trouve finalement notre chemin.

Karo

Une Place à Prendre – J.K. Rowling

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<< Le monde est une vaste scène exclusivement destinée a servir de cadre à notre propre petit théâtre .>>

Titre : Une Place à Prendre
Auteur : J.K. Rowling
Date de publication: 2012
Nombre de pages: 682
Note : 8/10

Résumé: « Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre… »

Critique : J’ai beaucoup aimé le nouveau livre de J.K. Rowling. J’ai trouvé cette lecture… étonnante. C’est avec ce nouveau roman que j’ai saisi toute la richesse du style d’écriture mature de cette auteure à succès. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi différent. J’ai pleuré, j’ai réfléchis, j’ai été touchée. Je ne savais pas trop où l’auteure essayait de m’amener durant les trois quarts du livre, mais je me rendais compte au fur et à mesure de ma lecture que tout semblait s’emboîter. Il y a quelques longueurs, mais elles sont largement éclipsées par les moments qui nous tiennent en haleine. Je me suis demander tout le temps comment tout ça allait finir et dès que j’ai eu terminé le livre, je me suis dis que c’était ça. Que c’est comme ça que ça devait finir, que ça pouvait finir Je vous avertis tout de suite, ce n’est pas un roman plein de rebondissements et de péripéties. Ce n’est pas non plus une lecture légère et il n’y a pas de baguettes magiques. Le langage est souvent cru et on plonge dans le mépris, la misère, l’intimidation. Je me suis rendue compte de l’impacte des ragots et des ravages que peuvent faire les préjugés et le commérage de petites villes comme Pagford. On se rend compte qu’une seule personne peut faire toute la différence et on a le goût de faire cette différence.

Comédie de moeurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Josianee .