Océan mer – Alexandre Baricco

Critique

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Titre: Océan mer
Auteur: Alessandro Baricco
Année: 1998
Pages: 282

Note: 9/10

Résumé

Au bord de l’océan, à la pension Almayer, « posée sur la corniche ultime du monde », se croisent sept personnages au destin étrange et romanesque, sept naufragés de la vie qui tentent de recoller les morceaux de leur existence. Mais leur séjour est bouleversé par le souvenir d’un hallucinant naufrage d’un siècle passé et la sanglante dérive d’un radeau. Et toujours, la mer, capricieuse et fascinante…

Avec une époustouflante maîtrise, Alessandro Baricco nous offre à la fois un roman à suspense, un livre d’aventures, une méditation philosophique et un poème en prose.

Critique

Cette critique est un peu différente des précédentes. Aujourd’hui j’essayerai de vous convaincre de courir dans la librairie la plus près que vous soyez en pyjama ou à des kilomètres de brousse du centre de la ville.

Argument no. 1
L’histoire se magnifie au cours de la lecture pour arriver à être un chef-d’œuvre à la dernière page. Ce livre raconte (il ne décrit pas. Il raconte) le rapport à la mer pour le à habitants singuliers de la pension d’Almayer. Chacun apporte un point de vue différent sur l’océan. Certains tentent d’en trouve le centre, d’en marquer les limites, de guérir, de s’apaiser, de s’inspirer, de découvrir la vérité…

Argument no. 2
Une construction romanesque époustouflante divisé en trois majeure partie. Les deux premières sont focalisées sur la découverte sommaire de tous les personnages, ceci se fait évidemment par leur relation avec la mer. La troisième apporte des réponses. Elle lie les personnages, les destins étonnants. Le début peut sembler confu, mais ne vous arrêtez pas. Les clefs de la narration suivent le flot et vous lancent des bouées. Laissez vous porter par ce courant poétique.

Argument no. 3
La poésie de l’œuvre est suffisante pour convaincre les amateurs que cette œuvre est merveilleuse de la première a la dernière syllabe. Tout coule, les mots chantent et créée des images qui frappent l’esprit. Toutefois, il faut préciser que Baricco n’est pas strictement poète. Ce roman est un récit narratif avec des quêtes et des aventures. Il est entrecoupé de lettres, de poèmes, de prières modernes et autres. Ce mélange crée un résultat diversifié qui motive le lecteur à poursuivre.

Argument no. 4
La structure n’est pas la seule chose qui vous surprendra, les récits personnels de chacun sont aux limites de la réalité. Un peintre qui cherche les yeux de la mer, une petite fille qui doit s’y plonger pour guérir, un amoureux qui écrit des lettres dédiées à une femme qu’il rencontrera peut-être un jour et je ne vous dit pas tout ! Ils racontent tous ensemble les miracles comme les atrocités de la mer. Ils forment le portrait complet de ce qu’est l’océan.

Argument no. 5
Le caractère transcendant de l’œuvre devrait vous convaincre de courir à la librairie. Tout dans cette œuvre crie l’expérience infini et indescriptible de la mer: la structure valsant d’un personnage à l’autre, les réflexions sur l’infini, le caractère spirituel de cette création divine; du déluge, les horreurs des naufrages qui font remonter à la surface le pire de l’Homme.

Dans ce tableau complet de la mer, c’est en fait l’humanité qui est peinte avec toutes ces nuances. Il est impossible de ne pas y trouver son compte dans cette œuvre, car elle me semble infini, comme l’océan.

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Karo.

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