Mansfield Park – Jane Austen

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Titre: Mansfield Park
Auteur: Jane Austen
Date: 1814
Pages: 680
Note: 7,3/10
Résumé: Angleterre. Portsmouth, la jeune Fanny Price, 10 ans, quitte ses parents et ses nombreux frères et soeurs car elle est prise en charge par son oncle Sir Thomas Bertram, époux fortuné de sa tante Maria. A Mansfield Park, sa nouvelle résidence, Fanny va désormais apprendre à vivre loin des siens, se familiariser avec sa nouvelle parenté : son oncle si impressionnant, sa tante Maria, si insouciante, son autre tante Norris, si méchante, et ses cousins et cousines : Tom (17 ans), Edmond (16 ans), Maria (13 ans) et Julia (12 ans). L’intégration dans ce petit monde fortuné n’a d’autre but que de l’instruire, et de lui permettre une autre vie car sa propre famille a du mal à joindre les deux bouts.
Les années passent, au cours desquelles Fanny trouve en Edmond plus qu’un frère : un confident irremplaçable.

Critique: Quatrième lecture pour moi de Jane Austen et Mansfield Park est celui qui m’a le plus déçu. Je m’attendais à ce qu’il soit excellent puisque beaucoup de gens chantent ses louanges, mais non.

Premièrement, Fanny est un héroïne à laquelle il est difficile de s’attacher. Elle est très passive et ne fait pas beaucoup d’autres choses que d’observer les gens. Il est vrai que son histoire nous amène à vouloir la protéger, qu’elle soit heureuse, mais je ne m’y suis pas accrochée comme aux autres personnages de Jane Austen. Par contre, plusieurs de ses réactions intérieures me surprenaient beaucoup et m’enchantaient, puisqu’elles étaient plus près de mon époque que tout ce que j’ai pu lire de l’auteur.

Ensuite , l’histoire est lonnnnnngue. D’habitude, Jane Austen réussit à merveille à rendre intéressant les plus petits moments de la vie quotidienne. Par contre, dans Mansfield Park, il y a des longueurs. Je me suis même demandé à un moment donné si j’allais vraiment le terminer. Mais je voulais beaucoup trop savoir comme ça se terminait pour arrêter ma lecture!

L’histoire d’amour ne prend pas beaucoup de place. En fait, le sort de Fanny se règle dans les 3 dernières pages, dans une sorte d’épilogue ou on apprend le sort de tous les personnages. La fin est inespérée et, même si c’était la fin que je souhaitais, je l’ai trouvé un peu précipitée.

Pourtant, le style d’écriture est aussi beau, aussi riche et aussi complet que dans les autres romans et c’est ce qui m’a accroché. Je voulais aussi savoir ce qui allait arriver à tous ces personnages plus ou moins sympathiques et vertueux. Les 200 dernières pages ont été un délice même si l’intrigue tire en longueur. La relation plus ou moins saine entre Mlle Crawford et Edmund dure très longtemps, toujours avec les mêmes contraintes et les mêmes interrogations, jusqu’à ce que ça se règle dans les dernières pages.

En bref, le style d’écriture était au rendez-vous et il y avait plusieurs passages très bien, ainsi que la fin. Mais j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs et peut-être aussi que l’accent n’était pas mis sur ce que je croyais important.

<< Il se sentit blessé, il ne pouvait supporter d’être rejeté par la femme dont il commandait les sourires ; il se devait de subjuguer un aussi fier ressentiment . >>

<< Nul n’oserait s’avancer à dépeindre les sentiments d’une jeune femme qui reçoit l’assurance d’un amour qu’elle avait presque perdu l’espoir d’inspirer . >>

Josianee .

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