Persuasion – Jane Austen

Persuasion

Titre : Persuasion
Auteur : Jane Austen
Année : 1818
Pages : 295
Note : 8,3/10
Résumé : Depuis quand une jeune fille a-t-elle besoin qu’on lui dicte sa conduite? Si elle s’est laissé persuader trop jeune de rompre ses fiançailles, Anne Eliott n’est plus dupe. Et lorsque son ancien amant réapparaît, auréolé de gloire, l’hueure n’est pas à l’indécision. Pour Anne, il est temps de faire fi des convenances et de la vanité de son entourage!

Critique : Oui, des mois maintenant sans aucune publication, nous sommes inexcusables… Bon. Le fait est que je suis entrée dans une librairie pour acheter des cadeaux de Noël et j’en suis ressortie avec 4 livres pour moi, en plus des achats pour ma famille. Vous savez maintenant pourquoi j’évite les magasins de livres… Je me suis donc remise à la lecture, petit plaisir que j’avais écarté doucement pendant ma session de Cégep (honte à moi).

Je sais ce que vous vous dites: Un autre livre de Jane Austen! Je sais, je disais que je ne me sentais pas à la hauteur de faire une critique sur un livre qui avait traversé les siècles. Bon. Disons que j’ai changé d’idée. Pas que je me sens à la hauteur de cette critique, plutôt qu’étant donné que c’est le troisième livre de l’auteur que je lis, je crois que je vais débuté par une comparaison des oeuvres.

Persuasion… Je l’ai moins aimé que Orgueil et Préjugés et que Raison et Sentiments, mais il reste un un genre de livre que je ne me lasserai pas de lire. Jane Austen sait manier la dérision, l’ironie, les personnages forts et les sentiments avec une adresse peut égalée. Il est vrai que ses livres se ressemble et que certains trouvent des longueurs dans ses textes. J’ai éprouvé moi aussi ce sentiment lors de ma lecture à un moment donné. Ce livre était plus prévisible que les autres. Anne devra choisir entre deux prétendants et on croise les doigts pour qu’elle choisisse le beau capitaine Wentworth. Anne est très sage et est consciente de la réalité de la vie. Elle est généreuse et semble être capable de faire face à toutes les situations. Elle est humble, intelligente, vive d’esprit, même si elle est peut-être trop timide. Même si je l’ai bien aimé, je ne me suis pas aussi accrochée à son personnage qu’à celui de Lizzie ou d’Elinor. Bon, je suis peut-être un peu jalouse de la voir aussi parfaite, je l’avoue. Son âge (27 ans) aussi m’a surpris au début du roman, mais je l’ai un peu oublié par la suite.

J’ai beaucoup aimé le jeu de chat et de souris que contient le roman. Au début, on se demande vraiment comment le livre va se terminer et j’avoue que j’ai trouvé quelques rebondissements un peu tirés par les cheveux. Disons que le destin a bien fait son oeuvre ici. J’ai adoré les moments où Anne observe et cherche dans le visage du Capitaine des signes qui pourraient lui dire s’il l’aime bien ou non. Elle ressemble bien à une adolescente qui rougit lorsqu’elle est en compagnie du garçon qui fait battre son coeur ou bien qui capote un peu parce qu’il lui a envoyé un sourire. J’ai aimé détester Louise, même si ce n’est pas vraiment de sa faute, et j’ai été pleine de compassion pour la souffrance d’Anne.

Les personnages secondaires aussi m’ont beaucoup plus, que ce soit par leur caractère un peu détestable ou par leur amitié pour Anne, ou encore parce qu’ils sont tellement heureux en amour.

Malgré tout, Persuasion reste un roman merveilleusement bien écrit avec peut-être un peu plus de propros durs contre les personnages autour d’Anne, ce qui fait sourire. La façon dont cet auteur est capable de nous transporter dans le monde du début du 19e siècle est renversant. En fermant ce livre, je me suis tournée vers ma colocataire et je lui ai dis: Ça prouve que des idiotes, il y en a toujours eux, des opportunistes aussi et que des salauds, ça existe depuis la nuit des temps. Mais bon, la personne qui a le plus de bon sens et de bonnes valeurs finie avec le beau gars à la fin. » Comme quoi, plus ça change et plus c’est pareil!

… Petite mention à la plus belle lettre d’amour lue depuis longtemps …

<< Elle l’avait abandonné pour obliger autrui. Cela avait été l’effet d’un excès de persuasion. C’était un signe de faiblesse et de timidité. >>

<< Trouble, souffrance, plaisir, ses sentiments la faisaient passer du délice au tourment . >>

Josianee .

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2 réflexions sur “Persuasion – Jane Austen

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