Hannibal – Thomas Harris

Hannibal (Hannibal Lecter, #3)

Titre: Hannibal
Auteur: Thomas Harris
Année: 2000
Pages: 564

Note: 6/10

Résumé: 

Sept ans ont passé depuis Le Silence des agneaux. Depuis, Hannibal Lecter vit sous nom d’emprunt à Florence, en Italie, où le faux docteur, vrai serial killer, mène la grande vie.

Sur ses traces, Clarice Sterling, agent modèle du FBI. Mais elle n’est pas la seule à le pister : Mason Verger, une des premières victimes d’Hannibal Lecter, attend sa vengeance.

La lutte peut-elle être égale entre cet homme cloué à son lit d’hôpital, accroché à son respirateur artificiel, qui tente de tirer parti de toutes les potentialités d’Internet pour mener sa traque, et le redoutable Lecter ?

Thomas Harris réussit ici un suspense rigoureux. La description, minutieuse jusque dans les détails les plus crus, reste l’un des points forts d’un livre qui révèle l’agent Sterling sous un jour nouveau… beaucoup plus sombre !

Critique:

Ayant lu précédemment Le silence des agneaux, j’avais des attentes assez hautes envers ce troisième tome. Hors, j’ai été déçu. Amèrement déçu.

Le personnage d’Hannibal Lecteur est un de mes préférés de tout le cinéma et la littérature policière/horreur. Ce roman raconte sa traque au travers différent point de vue. Celui de Clarice, qu’on voit assez peu dans la première partie du roman (première déception), celui d’un autre agent italien qui sort de nulle part et qui veut capturer Hannibal pour recevoir de l’argent (deuxième déception) et celui d’un autre personnage Mason, une des premières victimes d’Hannibal. Ce dernier m’a plutôt plu. Le personnage est bien installé dans le schéma narratif.

Lecteur devrait être au centre du récit, or dans les 200 premières pages, il n’apparaît pas tel qu’on le connait. On en entend parlé brusquement. Le début du roman est vraiment lent (même s’il se passe 100000 actions). L’intrigue et sa structure mettent du temps à se construire.

Un autre aspect qui m’a ennuyé, c’est la prévisibilité des actions. J’ai refermé le roman en me disant: « je le savais… ». Les « punchs » sont dissolues, car l’auteur donne beaucoup trop d’indices au lecteur. Pour moi, l’histoire et sa finition était clair passé le cap des 250 pages.

Je dois quand même accordé à Thomas Harris, que ce roman est stylistiquement parlant intéressant. L’écriture ni légère, ni lourde, imprégné de connaissances et de référents qui m’ont impressionnés, m’a permis de poursuivre et d’achever le roman. C’est bien écrit. L’histoire en temps que telle est bien faite, on embarque, mais il manque un peu de suspens.

Un autre aspect que j’ai particulièrement aimé, c’est les nombreuses références que Thomas Harris fait au deuxième tome Le silence des agneaux. Il y revient sans cesse. J’ai adoré. Il faut absolument avoir lu (ou du moins vu le film…) avant d’amorcer la lecture d’Hannibal.

L’élément qui m’a, je crois, le plus déçu, est sans contredit la fin du roman. Elle ne concorde pas avec la vision des autres tomes et va presque à l’encontre des principes des personnages crées par Harris. On se dit: « voyons donc, mais qu’est-ce que cela? C’est ridicule… ».

Bref, derrière tous les points négatifs soulevés, il y a un bon roman policier. (Loin d’être le meilleur de la trilogie cependant). Il valait la peine que je le lise, mais il ne retiendra pas mon attention.

Si on aime le personnage d’Hannibal, il faut le lire, simplement parce qu’il est génial de le connaître un peu plus en profondeur, mais il ne faut pas avoir d’attente concernant le récit narratif. Il faut aussi avoir le cœur solide, certains passages sont horrifiants.

“The tragedy is not to die, but to be wasted.”

“I think it’s easy to mistake understanding for empathy – we want empathy so badly. Maybe learning to make that distinction is part of growing up. It’s hard and ugly to know somebody can understand you without even liking you.”

Karo.

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3 réflexions sur “Hannibal – Thomas Harris

  1. Dommage mais compréhensible (au vu de tous tes arguments) ! En tout cas, ton billet me conforte dans l’envie de lire cette saga (j’aime beaucoup la série Hannibal qui vient de se finir cette semaine et je me disais justement que lire les bouquins serait l’occasion de ne pas en finir, ou de retarder l’échéance du moins car j’adore moi aussi le personnage de Lecter).

    • C’est avec une petite larme à l’oeil que j’ai fermé le livre me disant : « j’aurais tellement aimé que ça soit génial, comme le Dragon Rouge et Le silence des agneaux ». J’en suis à l’épisode 5 de la série, je suis fan du personnage. De plus, cette après-midi je regarde l’adaptation cinématographique d’Hannibal. Globalement, la série en vaut la peine!

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