La chambre écarlate – Nicci French

Titre: La chambre écarlate
Auteur: Nicci French
Date: 2001
Note: 6.5/10
Pages: 567
Résumé: « Regent’s Canal, faubourg de Londres… Lianne, une adolescente de 17 ans, est retrouvée morte, face contre terre et le corps lardé de coups de couteau. La police porte immédiatement ses soupçons sur Michael Doll, vagabond à moitié fou et bien connu pour ses penchants pervers. Toutefois, malgré la triste histoire qui les lie, la psychiatre Kit Quinn a de sérieux doutes quant à sa culpabilité. Première observation, le meurtre s’est déroulé de manière bien trop précise pour une brute comme lui. Encore plus troublant, ce même assassinat fait étrangement écho à celui de Philippa Burton, riche bourgeoise, dont le cadavre a récemment été découvert de l’autre côté de la ville dans une posture identique… »

Critique: Avant de lire ce livre, j’avais le choix parmi plusieurs romans policier achetés à petit prix dans une vente de garage. Le résumé m’a parut très intéressant, surtout qu’il était suivit d’une critique très élogieuse affirmant que c’était « un modèle de thriller psychologique ». Vous avez vu ma note, j’ai été très déçue. Je m’attendais à une intrigue psychologique à la « Shutter Island », mais ce n’est rien d’autre qu’un roman policier pas très original. J’ai été beaucoup plus captivée par la relation amoureuse chaotique de la personnage principale que par les meurtres, ce qui est mauvais signe d’après moi.
Premièrement, tout n’est que coups de chance. Kit Quinn se base sur son instinct durant tout le roman, même si tout est contre elle. Elle relit les deux meurtres seulement parce que les deux victimes ont été trouvées contre terre. Coup de chance, ces deux meurtres sont effectivement liés. De plus, il y a le fait que tous les policiers suspectent Michael Doll alors que Kit est convaincu de son innocence. Quoi que commun, cela peut être intéressant. Sauf que c’est ce qui se passe durant tout le roman. C’est un peu redondant. L’intrigue se déroule très lentement et presque en second plan. Tout se passe dans les 100 dernières pages alors que l’enquête est terminée. Kit réussit à monter une théorie qui, toujours d’après moi, sort d’un peu nul part et qui encore se révèle exacte. Nous ne pouvons rien prévoir à l’avance puisqu’il n’y a aucuns indices. Mais, vers la fin, plusieurs choses deviennent évidentes. mais l’auteur attend très longtemps avant de les rendre exacte, ce qui est lassant. Passer 20 pages à lire des interrogations alors que tu sais très bien la vérité, c’est lourd.
Bref, somme toute, j’ai beaucoup aimé les personnages qui gravitent autour de Kit, surtout sa colocataire et les jeunes du centre. Son histoire à elle et ses interrogations sont typiques et nous font nous identifier au personnage. J’ai aussi aimé les interrogatoires qu’elle fait avec les familles des victimes. En fait, la seule chose qui m’a fait froncé les sourcils est la fin et le dénouement de l’enquête. Ce qui est quand même beaucoup quand on considère que c’est un roman policier…

<< Pourquoi s’est-elle donné la mort ? Je ne sais pas. Sa vie avait toujours été horriblement triste, n’est-ce pas ? Je n’ai eu connaissance d’aucune circonstance particulière, mais cela ne veut pas dire qu’il n’en existait pas. Probablement parce qu’au bout du compte, c’était moins difficile que de rester en vie. >>

Josiane .

 

 

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