La 10e édition du prix littéraire des collégiens

 

Le prix littéraire des collégiens est une mention d’honneur que les élèves de tous les Cégeps du Québec s’entendent pour accorder à un roman qui s’est démarqué dans la dernière année. Tous les étudiants sont acceptés et encouragés à participer à ce vote. Pour prendre leur décision les jurys (étudiants) se rencontrent quelques fois durant la session d’hiver pour discuter et échanger sur les cinq romans en liste. Ces romans sont déterminés par trois critiques professionnels et doivent correspondre à certaines caractéristiques soit d’être une oeuvre narrative de fiction (romans, récits, recueils de nouvelles) écrite en français par un auteur ayant la citoyenneté canadienne et publiée par un éditeur professionnel francophone.

Les cinq oeuvres de l’édition 2012-2013 sont:

  • Et au pire, on se mariera, Sophie Bienvenu 
    Résumé: Centre-Sud. Entre la Sainte-Catherine, Mel et Jo, les putes travesties, et le parc jonché de seringues, Aïcha traîne son enfance cassée par son beau-père. Elle rencontre Baz et devient amoureuse. Une chose grave leur arrivera. Pour sauver sa peau, pour protéger Baz, Aïcha, forcée de s »expliquer à une travailleuse sociale, revoit son histoire et multiplie les versions des faits. Dans un monde si mal foutu, qui dit vrai et qui peut dire où se situe la réalité ? Une confrontation déchirante et drôle où l »émotion court. La langue à fleur de peau de Et au pire, on se mariera se trouve à la croisée du romanesque, du théâtre de rue et de la déposition.
  • Le Christ obèse, Larry Tremblay
    Résumé: Edgar est un trentenaire timide et asocial qui a toujours vécu dans l’ombre de sa mère, décédée depuis peu. Une nuit, dans un cimetière, il assiste à la violente agression d’une jeune femme que quatre cavaliers de l’Apocalypse laissent à demi morte. Edgar décide de recueillir chez lui la victime inconsciente. Il en fait le serment : il sera son sauveur.Mais que sait véritablement le jeune homme, hanté par le souvenir de sa mère, de la personne qu’il a recueillie ? De son identité, de son passé ? Au fil des jours, une étrange relation fusionnelle s’installe entre les deux êtres, pour le meilleur et pour le pire.Servi par une écriture nerveuse et teintée d’une singulière humanité, Le Christ obèse est un roman implacable sur les racines du Mal et de la Bonté. Une ouvre forte signée par l’un de nos dramaturges les plus étonnants, qui déploie ici une redoutable maîtrise des mécanismes du suspense.
  • La fiancée américaine, Eric Dupont Critique ici
    Résumé: Un gâteau renversé à l’ananas peut-il changer le cours de l’histoire? Louis dit « le Cheval » Lamontagne est né en pleine messe de minuit alors que sa mère était figurante dans la crèche vivante. Son père, le plus bel homme de Rivière-du-Loup était follement amoureux de sa nouvelle femme Madeleine dite « l’Américaine » cuisinière hors pair dont le livre de recettes transformera la vie de toutes les femmes dans la famille sur 4 générations. Leur fils se trouvera mal marié mais les yeux sarcelle de sa mère continueront à se répandre dans la région tout comme en Europe où il est déployé et dans l’État de New York où il gagnera sa vie comme homme fort dans les foires. Dans ce village pentu encore sous l’emprise du curé qui annonce la fin du monde aux enfants pour le 10 novembre les racontars abondent. Eric Dupont nous offre un magnifique roman où les histoires d’un siècle de Madeleine s’entrelacent comme pour former une pelote de laine. L’expression «histoire d’amour » ne rend pas justice aux méandres de ce récit émaillé de rebondissements. Eric Dupont est né à Amqui (Gaspésie) en 1970. Il est l’auteur de Voleurs de sucre (2004, Prix Senghor de la francophonie), La logeuse (Lauréat du Combat des livres 2006) et Bestiaire (un des cinq meilleurs romans de l’année 2008 selon le journal La Presse). Il enseigne à l’Université McGill.
  • Mayonnaise, Éric Plamondon 
    Résumé: Gabriel Rivages mêle ici son destin à celui de Richard Brautigan. Il part à la rencontre de l’écrivain qui a changé sa vie. Sur les traces de celui qu’on a surnommé le dernier des beatniks, Rivages arpente à nouveau la côte ouest américaine. On passe par l’Oregon où Brautigan a grandi et par San Francisco où il devient écrivain. On croise aussi la grande et la petite histoire. Dans l’Amérique des sixties, Janis Joplin chante Mercedes Benz et offre son écharpe au futur auteur de *La pêche à la truite en Amérique*. Celui qui vendait ses poèmes au coin des rues dans Haight-Ashbury et North Beach devient célèbre. Pendant des années la poésie le sauve. Brautigan se tire une balle dans la tête en octobre 1984 dans sa maison de Bolinas. Les histoires de Brautigan ont toujours une fin étonnante.*Mayonnaise* est le deuxième roman de la trilogie 1984, qui traverse le vingtième siècle sur les traces de trois figures américaines. Le premier, *Hongrie-Hollywood Express*, paru en 2011, se construisait autour de la vie de Johnny Weissmuller, athlète et premier interprète de Tarzan au cinéma. *Pomme S*, le troisième, mettra en scène Steve Jobs, l’homme d’Apple, et portera sur la révolution informatique.
  • Qui de nous deux ?, Gilles Archambault
    Résumé: Vingt ans après le très touchant Un après-midi de septembre, où Gilles Archambault évoquait la disparition de sa mère, le romancier renoue avec le genre autobiographique pour tracer cette fois-ci une bouleversante chronique de la mort de sa compagne, celle qui a partagé sa vie pendant plus de cinquante ans.Ce bref récit, qui prend la forme d’un journal tenu l’espace de quelques mois, nous parle du couple et de la solitude, de la vie et de la mort. Avec la pudeur qu’on lui connaît, Gilles Archambault arrive, comme dans ses oeuvres de fiction, à nous faire toucher l’essence même de la vie, de l’amour, à travers le quotidien le plus attentivement traduit.

Une critique de ses cinq oeuvres se fera dans les semaines à venir, puisque je participe moi-même à ce cheminement. Peut-être saurez-vous en avant-première à quel auteur se verra attribué le prix littéraire des collégiens, un prix quand même très attendu dans le monde de la littérature québécoise.

Ps: J’ai particulièrement un bon « feeling » pour le roman Qui de nous deux? 

Karo

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3 réflexions sur “La 10e édition du prix littéraire des collégiens

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