5150, rue des Ormes – Patrick Sénécal

Titre: 5150, rue des Ormes
Auteur: Patrick Sénécal
Date de parution: 2001
Nombre de page: 370

Note: 7,8/10

Résumé: Il s’appelle Yannick Bérubé, il a vingt-trois ans, il est séquestré au 5150, rue des Ormes, dans la ville de Montcharles, et c’est pourquoi il a décidé d’écrire son histoire.
Or, si son récit débute par une banale chute à bicyclette, la suite bascule rapidement dans l’horreur, car la famille qui le retient prisonnier est loin d’être normale : Jacques Beaulieu, le père, est un psychopathe qui ne jure que par le jeu d’échecs et qui se prend pour le dernier des Justes ; Michelle, l’adolescente, semble encore plus dangereuse que son père ; Maude, l’épouse et la mère, est obsédée par le Seigneur et elle obéit aveuglément à son mari. Quant à la petite Anne, elle est muette et ses grands yeux immobiles ressemblent à des puits de néant…
Pour Yannick Bérubé, l’enjeu est simple : il doit s’évader à tout prix de cette maison de fous, sinon il va y laisser sa peau ou sa raison !

Critique: Bon, je dois l’avouer, je suis une fan de Patrick Sénécal. J’ai lu presque tous ses livres et je les ai tous dévorés (ou presque… Le passager m’a amèrement déçue). 5150, rue des Ormes est une histoire qui explore les limites de l’horreur et de la folie humaine, sans toute fois dépasser les bornes du réel. Il n’y a pas d’éléments qui nous font douter à un seul moment que cela pourrait être faux. Tout se tient très bien. Après tout, la folie humaine a t’elle une limite? L’histoire est très bonne, encore une fois. La manière de raconter l’est aussi. Le style de Patrick Sénécal très solide, vocabulaire soutenu, précis mêlé avec le langage populaire pour singulariser les personnages et donner une immense coupure dans le ton. Patrick Sénécal est un expert pour mêlé l’horreur à la beauté, les phrases cassantes avec les phrases très lyriques. Il maîtrise son art.

Dans le livre on nous présente trois points de vue différents: celui du prisonnier par le biais d’un journal intime qu’il écrit durant sa captivité, celui de la femme de Jacques par le biais aussi d’un journal tenu depuis plus de 20 ans et finalement celui d’un narrateur Dieu. C’est une nouvelle approche et c’est un plus pour l’histoire, vraiment.

Par contre, pour les fans, on s’entend pour dire que ce n’est pas le meilleur des livres de Patrick Sénécal. Il est bon, mais pas autant que Le Vide, Alice et Hell.com, qui sont, à mes yeux, des chef-d’oeuvres qui traduisent la noirceurs humaine dans les moindres recoins; les plus terrifiants et les plus désemparant.

* À noter aussi que ce roman a été adapté au cinéma en 2009. La bande-annonce ici!

« Le crayon me servira peut-être d’ancre pour que je ne dérive pas trop… »

« Pour la première fois de ma vie, je ressens réellement cette obscure, cette incontrôlable émotion…Celle qui cloue votre coeur et arrache des morceaux de votre âme…J’ai peur. »

« Ses ravages ont creusé un trou dans mon âme, d’une profondeur sans fond, qui mène à l’abîme absolu. »

Karo

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